Un entrepreneur irakien, Hajar, a récemment été kidnappé à Bienne, en Suisse, avant d'être séquestré dans la région parisienne en raison d'une dette liée à un complexe système de blanchiment d'argent. Les autorités françaises ont désormais inculpé six personnes dans cette affaire alarmante.
Lors d'une opération de police jeudi dernier à Paris, un trafiquant de drogue présumé a été arrêté et mis en examen. Il aurait joué un rôle clé dans l'enlèvement d'Hajar, qui a eu lieu en septembre 2024. Ce dernier a subi des violences et a été retenu pendant plusieurs jours dans les Yvelines avant d'être libéré contre une rançon de 250 000 euros. Ce suspect inculpé s'ajoute à une liste de cinq autres complices, dont quatre hommes et une femme âgés de 17 à 27 ans, arrêtés en mai 2025.
Les événements se sont déroulés le 7 septembre 2024, à Bienne. Hajar a été attaqué par un groupe d'hommes qui l’ont contraint à monter dans une voiture, une BMW avec de fausses plaques. Le lendemain, le véhicule a été repéré à Mantes-la-Jolie, mais ni la victime ni ses ravisseurs n'ont pu être immédiatement localisés.
Le 11 septembre, les autorités suisses ont signalé que Hajar avait été découvert dans le centre-ville de Bâle et hospitalisé. Au cours de son séjour en captivité, il a été transféré en région parisienne avant d'être enfermé dans une cachette où il a subi des agressions physiques. Par la suite, il aurait été déplacé dans un appartement pour finalement être relâché à la gare de l'Est à Paris, d'où il a pris un train pour revenir en Suisse.
Une rançon de 250 000 euros
Selon les informations obtenues par le juge d'instruction, la liberté de l'otage a été acquise contre une rançon de 250 000 euros. Hajar est présenté comme un blanchisseur d'argent qui n'a pas respecté ses engagements financiers. Dans ce milieu obscur, des banquiers clandestins s'assurent que, même en cas de saisie par les autorités, l'argent est remboursé, une exigence qui fait souvent l'objet de représailles sévères.
Les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme de Versailles avaient identifié un complice, Noha, qui vivait au Maroc. Ce dernier a été arrêté et extradé vers la France. Bien qu'il ait été présenté au juge d’instruction, il a choisi de rester silencieux. Son avocat, Me Serge Money, a refusé de faire des commentaires sur cette affaire délicate.







