Le parquet de Lyon a annoncé, ce vendredi 13 février, l’ouverture d’une enquête pour « violences aggravées » suite à l'agression d'un homme âgé de 23 ans, hospitalisé dans un état critique depuis jeudi soir. Les policiers ont été appelés vers 19h40 dans le 5e arrondissement après que l'homme a été grièvement blessé, nécessitant une prise en charge immédiate.
Selon des sources proches de l'enquête, la victime aurait été touchée par plusieurs coups de couteau, affectant des organes vitaux. Le collectif identitaire Némésis, auquel il est lié, a déclaré qu'il a été attaqué par des militants antifascistes.
Alice Cordier, présidente du collectif, a précisé que le jeune homme était présent pour protéger des militantes de Némésis rassemblées devant l'institut d'études politiques (IEP) de Lyon, où une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan devait avoir lieu. Selon Mme Cordier, les membres de Némésis furent « pris à partie » avant qu’une « altercation violente » ne prolonge la confrontation, entraînant des coups à la tête, notamment avec des poings américains.
Philippe Baptiste dénonce une « folie furieuse »
Dans un message posté sur X, le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a exprimé sa consternation face à cette « folie furieuse » survenue en marge de la conférence. Il a déploré le recours à la violence dans le débat public, soulignant que « certaines personnes veulent transformer le débat d’idées en guerre ouverte ». Il a appelé au « plus grand calme ».
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a également condamné avec force cette rixe, affirmant que « rien ne peut justifier de tels affrontements ». La députée insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi a décrit ces événements comme des « violences graves » entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche, affirmant que « La France insoumise condamne sans ambiguïté toute violence physique ».







