La Bourse de Paris a clôturé dans le rouge ce vendredi, avec un repli de 0,35%. Cependant, Safran a connu une performance éclatante, affichant une hausse de 8,30%. En revanche, le secteur bancaire et le groupe TF1 ont enregistré des baisses notables.
Un regard sur les Bourses mondiales : la journée de vendredi a débuté dans le rouge, en attente des données sur l'inflation américaine de janvier. Ce climat morose fait suite à une clôture très décevante de Wall Street, marquée par des incertitudes sur le développement de l'intelligence artificielle, selon Les Échos.
Les marchés asiatiques ont également souffert, le Nikkei perdant environ 1,2%, tandis que Séoul a affiché une légère baisse. Sydney et Hong Kong ont vu des reculs plus marqués, respectivement de 1,39% et près de 1,7%. La faiblesse des valeurs technologiques a pesé sur ces marchés.
Bien que l'inflation aux États-Unis ait montré des signes d'accalmie, elle n'a pas suffi à galvaniser les marchés. L'inflation globale pour l'année ressort à 2,4%, en baisse par rapport aux 2,7% de décembre (source : Le Figaro).
Le CAC 40 a donc terminé en légère baisse, plombé par l'ensemble des valeurs bancaires et de luxe. Société Générale et BNP Paribas ont respectivement perdu 5,42% et 2,39%, tandis que L'Oréal et LVMH ont subi des reculs de 4,93% et 1,96%.
Malgré un contexte difficile, Safran a dévoilé des résultats solides pour 2025, en adéquation avec les attentes du marché. Le chiffre d'affaires a crû de 15%, avec un bénéfice net de 3,2 milliards d'euros, en hausse de 3%. Les analystes ont particulièrement salué la génération de trésorerie attendue, avec un free cash flow pour 2025 largement supérieur aux prévisions. Safran va également ouvrir une chaîne d'assemblage du moteur M88 en Inde, suite à une commande de 114 Rafale supplémentaires.
De son côté, L'Oréal a été sévèrement sanctionné en Bourse, affichant un recul de 4,93% après des résultats jugés décevants. La croissance des ventes, particulièrement en Asie du Nord et dans le secteur de luxe, s’est avérée inférieure aux attentes, suscitant des interrogations sur la valorisation actuelle de l'entreprise.
Capgemini a aussi été au cœur de l'actualité, en raison de la controverse entourant un contrat de sa filiale avec la police migratoire américaine. Malgré une baisse de son bénéfice net à 1,6 milliard d’euros, le groupe conserve des perspectives ambitieuses pour 2026, mises en avant par un plan de restructuration et une acquisition qui ont été bien accueillies par les investisseurs, le titre ayant gagné plus de 5% à la clôture.
Quant à Ubisoft, malgré une grève en cours, l’entreprise a annoncé un chiffre d'affaires stable à 318 millions d'euros, soutenu par ses franchises phares. Yves Guillemot, PDG de la société, a qualifié ce trimestre de « solide », ce qui a permis au titre d'augmenter de 12,38% à 4,62 euros.
Enfin, TF1 a enregistré une chute significative de 7,80%, clôturant à 7,33 euros, après des résultats 2025 jugés décevants. Les prévisions pour 2026 demeurent prudentes, avec un marché publicitaire TV linéaire toujours en difficulté.
Eutelsat, en revanche, a connu une hausse de 5,16% à 2,24 euros, grâce à des revenus en forte hausse issus de ses activités LEO. La société a sécurisé un important financement pour commander de nouveaux satellites, renforçant ainsi sa position sur le marché.







