Lors de l'audience au tribunal correctionnel de Bayonne, trois hommes étaient présents et deux femmes, accompagnées de deux hommes, se sont exprimés par visioconférence depuis la maison d'arrêt de Mont-de-Marsan. Ces individus, interpellés le 6 février lors d'une opération anti-drogue, font l'objet d'un faisceau d'accusations sérieuses. Selon Sud Ouest, une partie des prévenus a sollicité un délai pour mieux préparer leur défense.
Le procureur, Amandine Boyer, a demandé le maintien en détention de ces suspects, arguant qu'ils faisaient partie d'un réseau structuré. Les avocats ont proposé des alternatives telles que le contrôle judiciaire ou l'utilisation de dispositifs de surveillance électronique, en insistant sur la présomption d'innocence des accusés face à la pression médiatique qui entoure cette affaire.
Profil des suspects
La situation des accusés est complexe. L'une des femmes impliquées, compagne du présumé chef de réseau, a déclaré : "Je vis un véritable cauchemar ; je ne connaissais pas vraiment la personne avec qui j'étais." D'autres, confrontés à des difficultés financières, affirment avoir été entraînés dans cette activité sans en saisir l'ampleur. L'un des hommes a admis les faits, tandis que d'autres se défendent en clamant leur innocence.
Après délibération, le président du tribunal a décidé de suivre la recommandation du Parquet. Les prévenus, accusés de crimes pouvant entraîner des peines allant jusqu'à dix ans d'emprisonnement, resteront derrière les barreaux jusqu'à leur procès, désormais prévu pour le 26 mars.







