“La Maison Blanche rejette la science du climat et ouvre la porte à davantage de pollution”, s'inquiète The Guardian. L'annulation du “constat de mise en danger”, instauré sous l'administration Obama, souligne que “l'accumulation de gaz à effet de serre représente un danger pour la santé publique”.

Ce texte a longtemps servi de fondement pour permettre à l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) de réduire les émissions polluantes des secteurs tels que l'automobile et l'énergie. En effet, “les transports demeurent la principale source de pollution climatique aux États-Unis”, relate le quotidien britannique.

“Nous mettons officiellement fin à ce prétendu constat de dangerosité”, a déclaré le président Trump, dénonçant des politiques qu'il juge “désastreuses” et qualifiant les réglementations de “gigantesque escroquerie”.

Un débat culturel

Commentant cette décision, The New York Times indique que sous la présidence d'un [[président]] qui qualifie le changement climatique de 'canular', l'administration remet en question le consensus scientifique mondial. “Elle conteste des faits défendus par des présidents issus des deux partis, dont Nixon et George H.W. Bush”.

Au même moment, El País souligne que même si cette décision était attendue depuis le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, elle représente un revers pour les efforts globaux de lutte contre le changement climatique.

La déclaration de Trump est plus qu’une simple abrogation ; elle témoigne d'un climatoscepticisme déclaré, ajoutant un nouveau chapitre aux tensions culturelles aux États-Unis.

Obama critique la décision

Cette annonce n'est pas restée sans réponse. L'ancien président Barack Obama a vivement critiqué cette décision sur les réseaux sociaux, affirmant qu'elle contribuera à un environnement moins sûr et à une santé publique dégradée. “Tout cela pour permettre à l'industrie des énergies fossiles de maximiser ses profits”, a-t-il écrit sur X, selon USA Today.

Réactions et perspectives

Face à cette décision, des voix s'élèvent, comme celles de Manish Bapna, président du Conseil de défense des ressources naturelles, qui a promis de lutter en justice contre cette abrogation. Politico rapporte ses déclarations : “Nous allons porter ce combat devant les tribunaux et nous allons gagner”.

Joe Goffman, ancien responsable de l'EPA, a quant à lui qualifié les justifications de l'administration Trump d'absurdes, en appelant à une prise de conscience collective sur les dangers liés à la pollution. Pour d'autres experts, comme Jeff Holmstead, une décision du tribunal confirmant l'abrogation immiscerait encore plus le dossier entre les mains de la Cour suprême, rendant quasi impossible toute régulation environnementale future sans intervention législative.

En somme, cette décision hante l'avenir des réglementations climatiques aux États-Unis et soulève la question cruciale de la lutte contre le changement climatique dans un contexte politique de plus en plus polarisé.