Dans un contexte de mécontentement croissant concernant le coût de la vie, le leader suprême iranien Ali Khamenei a reconnu que les revendications économiques des manifestants étaient légitimes. Lors d'une allocution devant des fidèles à Téhéran, il a souligné que « les autorités prennent conscience de la situation économique difficile », alors que le pays fait face à une haine palpable envers la hausse des prix et la dévaluation de la monnaie.
Khamenei a affirmé : « Les commerçants ont raison de protester », faisant écho aux préoccupations des citoyens. Cependant, il a immédiatement adopté un ton plus ferme en précisant : « Nous dialoguons avec les manifestants, mais il est essentiel de réagir en force contre ceux qui cherchent à semer le trouble ». Ce discours souligne la volonté du régime d’osciller entre l’écoute du peuple et le maintien de l’ordre, une stratégie délicate dans un climat de contestation persistante.
Une contestation exacerbée par l'hyperinflation
Le mouvement de protestation a débuté le 28 décembre avec des commerçants fermant leurs boutiques pour dénoncer la flambée des prix. Rapidement, ce mécontentement s’est étendu à diverses villes iraniennes, introduisant des revendications politiques au milieu d'une crise économique aggravée par des sanctions internationales. Selon des rapports de France 24, la monnaie iranienne a récemment atteint des niveaux historiquement bas, exacerbant les tensions sociales.
Des affrontements violents ont fatidiquement causé la mort d’au moins huit personnes, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité. Les manifestations, qui ont touché 25 villes, ont engendré des actes de violence notables, comme ceux rapportés à Darehshahr et Qom. À Karaj, les manifestants ont même brûlé le drapeau iranien, évoquant le retour d'anciens régimes, une symbolique forte qui témoigne de la profondeur du désespoir populaire.
Les experts s'accordent à dire que cette situation pourrait déboucher sur des demandes plus radicales de changement politique. « La colère de la population est à son comble ; il est crucial que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour apaiser les tensions », souligne un commentateur d'Iran International. En fin de compte, le défi pour le régime consiste à naviguer entre une répression militaire et une réponse économique efficace, un exercice d'équilibre qui pourrait s'avérer déterminant pour sa survie.







