Dans un tournant dramatique des événements, le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis prendraient temporairement les rênes du Venezuela après l'arrestation de Nicolas Maduro. Lors d'une conférence de presse en Floride, Trump a déclaré : "Nous dirigerons le pays jusqu'à ce qu'une transition politique soit sécurisée et appropriée." Cependant, les détails sur la méthode de gouvernance américaine restent flous.
Trump a également révélé la possibilité d'une "seconde attaque plus importante", ajoutant : "Nous n'avons pas peur d'envoyer des troupes sur le terrain si cela s'avère nécessaire." Ce discours a suivi l’annonce sur le réseau Truth Social de la capture de Maduro lors d'une opération militaire à Caracas, qualifiée de "grande envergure".
Le général Dan Caine, chef d'état-major américain, a décrit l'opération baptisée "Absolute Resolve" comme le résultat de mois de préparation. Les forces américaines, au nombre de 150 avions, ont mené une action discrète au cœur de la nuit, visant à neutraliser Maduro et son épouse, Cilia Flores, tous deux inculpés de graves accusations, dont le "narcoterrorisme".
Les autorités américaines affirment qu'aucun citoyen américain n'a été tué durant l'opération, bien que les pertes humaines du côté vénézuélien soient indéterminées. Au même moment, la capitale vénézuélienne connaît des scènes de chaos. Selon des témoins cités par Le Monde, des explosions ont secoué Caracas, provoquant des paniques parmi les habitants. Les rues étaient désertes, les magasins fermés, alors que les habitants faisaient la queue pour acheter des denrées alimentaires derrière des portes barricadées.
Les soutiens de Maduro, malgré la situation, se sont rassemblés près du Palais de Miraflores, exprimant leur indignation face à ce qu'ils considèrent comme une ingérence étrangère. Une enseignante de 54 ans, Katia Briceño, a déclaré : "Comment un gouvernement étranger peut-il s’immiscer ainsi dans les affaires d’un pays souverain ?" Cette opinion semble refléter une large portion de la population vénézuélienne qui craint une perte de souveraineté.
La réaction internationale ne s'est pas fait attendre. Moscou a condamné l'intervention américaine, décrivant la situation comme "profondément inquiétante". La Chine, en tant qu'allié clé de Caracas, a également exprimé sa désapprobation, qualifiant les actions américaines de "recours flagrant à la force". D'autres pays, comme l'Iran, ont partagé ce sentiment, mettant en garde contre les conséquences de cette action.
Alors que la situation continue d'évoluer, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est déclaré préoccupé par le non-respect du droit international, tandis que l'Union européenne a souligné l'importance de respecter les principes de la Charte des Nations unies.
En somme, si certains voient cette opération comme une chance pour le Venezuela de retrouver une gouvernance stable, la majorité exprime des craintes quant aux implications à long terme d'une telle ingérence.







