Le Salon International de l'Agriculture 2026 a fermé ses portes ce dimanche 1er mars, et il est clair que cette édition sera marquée par des souvenirs amer. Jamais auparavant l'événement n'avait enregistré une absence totale de bovins, conséquence directe de l'épidémie de dermatose nodulaire. Cette édition, la 62ᵉ du nom, se termine avec une fréquentation en chute libre—les chiffres rapportent une baisse de 25 % lors des quatre premiers jours, comme l'indiquent les organisateurs.
Une édition particulière pleine de désillusion
Pour les exposants poitevins, le constat est lourd. François Guillon, brasseur à Montmorillon en Vienne, témoigne de sa septième participation au salon, qu'il qualifie de la pire. C'est une vraie catastrophe. Nous enregistrons une chute de 60 % de notre chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière. Il critique également l'estimation de fréquentation, la jugeant probablement sous-évaluée. Les allées, habituellement grouillantes de visiteurs, sont exceptionnellement vides, même durant le week-end. Il est décevant de constater un tel désintérêt.
Des investissements non rentabilisés
Les pertes sont alarmantes : selon Guillon, ses frais se chiffrent à 10 000 euros pour son stand et son personnel, et il est peu probable qu'il parvienne à les couvrir. Delphine Georgelet, productrice de fromages de chèvres des Deux-Sèvres, partage son sentiment de frustration. Les ventes sont très faibles, et la fréquentation se fait désespérément rare.
Cependant, cette faible affluence a tout de même permis à Georgelet de tisser des liens plus authentiques avec ses clients et ses pairs. Le salon n'est pas seulement un lieu de vente, mais aussi une plateforme pour des rencontres professionnelles enrichissantes. L'avenir reste incertain pour Guillon qui hésite à renouveler sa participation en 2027.







