Le Salon à la ferme, organisé à Legumaj’Kergwenn à Plomelin, a servi de plateforme pour la Confédération paysanne afin de discuter des initiatives à mettre en place pour soutenir les agriculteurs, avec un accent particulier sur la restauration collective. La restauration scolaire a été un des thèmes récurrents.
« En réunissant les cuisiniers des cantines et les agriculteurs, nous pouvons créer des synergies bénéfiques pour les enfants, » a déclaré Yann Paulet lors de l'événement. Ce jeune agriculteur bio, installé depuis 2019, vend 80 à 90 % de sa production directement, et il aspire à voir cette proportion augmenter.
La vente de leurs produits a élargi son marché, touchant à la fois une Biocoop et les cantines locales. Pour lui, nouer une collaboration plus forte entre producteurs et écoles pourrait permettre aux enfants de bénéficier d'aliments de qualité et locaux.
La question du local dans les cantines ne touche pas seulement le Finistère. Selon une étude de France Agrimarché, plus de 60 % des parents jugent important que leurs enfants consomment des produits issus de l'agriculture locale. Cela reflète une prise de conscience collective autour des enjeux environnementaux et de santé.
Les collectivités, quant à elles, commencent à prendre leurs responsabilités au sérieux. « Les élus doivent s'engager activement pour faciliter l'approvisionnement local, » insiste Yann, tout en soulignant l'importance de la sensibilisation des jeunes aux bienfaits des produits de saison. Un responsable de la mairie de Plomelin a récemment déclaré : « Nous explorons diverses options pour intégrer davantage de produits locaux dans nos menus scolaires. »
Il est donc crucial d'affirmer que les collectivités ont un véritable rôle à jouer pour soutenir à la fois les agriculteurs et les enfants dans leur éducation alimentaire.







