Le Deyna, pétrolier de la flotte fantôme russe et arraisonné en mer Méditerranée en mars, a quitté les eaux françaises après avoir réglé une amende, a indiqué les autorités françaises jeudi.
La société propriétaire du Deyna a été condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille à une amende de type "confiscation" suite à une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité. Cette sanction fait suite à un manquement à justifier la nationalité du navire, qui naviguait sous pavillon mozambicain au moment de son interception.
Le montant de l'amende n'a pas été précisé, mais elle sera attribuée à l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Selon des informations de Vesselfinder et Marinetraffic, le Deyna se trouvait à plus de 300 km au sud des côtes françaises jeudi matin et se dirigeait vers la Chine.
La société, dont le siège serait situé à Hong Kong, a promis d'obtenir un nouveau pavillon rapidement. Une fois que la mesure d'immobilisation a été levée par le préfet des Bouches-du-Rhône, le Deyna a quitté les eaux territoriales françaises.
Intercepté le 20 mars en Méditerranée, le Deyna a été signalé au procureur de la République après un contrôle de réglementations maritimes. Il s'agit là du troisième pétrolier associé à la flotte fantôme russe intégré dans le processus d’évitement des sanctions liées à la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron a declaré que la France ne laissera pas se poursuivre ce financement illégal de l’effort de guerre de Moscou.
En janvier, un autre pétrolier, le Grinch, a également été intercepté et a dû régler une amende de "plusieurs millions d'euros" pour pouvoir quitter le port de Marseille-Fos. Un an plus tôt, c'était le Boracay qui avait été arraisonné en Bretagne pour avoir navigué sans pavillon, avec des sanctions sévères pour son commandant.
Le gouvernement français a également annoncé une volonté de doubler les peines pour les infractions de navigation sans pavillon afin de renforcer les mesures contre la flotte fantôme russe.







