Le renforcement du contrôle des antécédents judiciaires dans le domaine de la petite enfance semble avoir un impact positif. Sarah El Haïry, haute commissaire à l'Enfance, a communiqué le 17 avril qu'environ 4.800 personnes ont été exclues des secteurs de la protection de l'enfance et de l'accueil du jeune enfant. Ce contrôle fait partie d'un effort plus large pour garantir la sécurité des enfants.
"Nous avons procédé à une vérification complète des personnes impliquées dans ce champ. Au 10 avril, nous avions émis 895.652 attestations d'honorabilité, et 4.800 individus ont été évincés", a-t-elle précisé sur le site de Ouest France. Ces attestations garantissent qu'une personne ne possède pas de condamnation inscrite au casier judiciaire et n'est pas répertoriée dans le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.
Un sujet central dans la campagne municipale à Paris
Ce dispositif de contrôle s'applique à tous les bénévoles et professionnels de la protection de l'enfance, y compris ceux travaillant dans les crèches, en tant qu'assistants maternels ou dans des foyers accueillant des enfants. Tous doivent fournir ce document à leur employeur lors de leur embauche, puis le faire valider de manière régulière.
Les violences faites aux enfants, notamment sexuelles, sont devenues une priorité dans le débat public, en particulier pendant la récente campagne municipale à Paris. Entre janvier et mars 2026, 78 animateurs des écoles publiques ont été suspendus, dont 31 pour de possibles abus sexuels. Emmanuel Grégoire, nouvellement élu, a récemment annoncé un budget de 20 millions d'euros pour combattre ce fléau au sein des structures périscolaires.
De plus, un sénateur centriste, Hervé Maurey, a déposé une proposition de loi visant à renforcer les contrôles préalables à l'embauche des assistants, incluant des enquêtes administratives pour s'assurer qu'aucun comportement problématique n'est lié aux candidatures. Ce texte sera examiné par le Sénat à la fin de ce mois.







