des ambulanciers sous l'influence : une opération choc à l'hôpital Beaujon

Une opération de contrôle révèle des infractions inquiétantes parmi les ambulanciers.
des ambulanciers sous l'influence : une opération choc à l'hôpital Beaujon
Clichy, vendredi 17 avril. Une trentaine d'ambulances et véhicules sanitaires ont été contrôlés aux abords de l'hôpital Beaujon. Des conduites sans permis et des contrôles positifs aux stupéfiants ont été relevés. LP/Gabriel Plunian

Une patiente, encore marquée par son expérience, confie : « Une fois, je me suis demandé si quelqu'un n'était pas sous l'emprise de drogues. J'ai eu peur, je me suis dit que nous allions nous écraser sur la route. »

Jeudi dernier, une vaste opération de contrôle s'est déroulée devant l'hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine), où trois ambulanciers ont été contrôlés pour conduite sous l'influence de stupéfiants ou sans permis. Fait alarmant, l'un d'entre eux faisait même l'objet d'une recherche par les forces de l'ordre.

Initiée par l'Agence régionale de santé et menée dans le cadre du Codaf (comité opérationnel départemental anti-fraude), cette opération avait pour objectif principal de contrôler les véhicules sanitaires transports de patients vers l'hôpital ou de retour à leur domicile. Le préfet et le procureur supervisent ces inspections pour garantir la sécurité des usagers.

« L'objectif principal est de déceler la fraude sociale, comme la surfacturation ou les remboursements indus. Mais surtout, nous veillons à ce que ceux qui conduisent les patients soient en règle et aptes à le faire », souligne le procureur de Nanterre, Yves Badorc, dans un communiqué partagé avec Le Parisien.

Les forces de police, postées aux abords de l'hôpital, ont contrôlé un total de 29 ambulances, soumettant tous les conducteurs à des tests de dépistage d'alcool et de stupéfiants. Cette démarche préventive a conduit à l'arrestation de trois ambulanciers, deux d'entre eux étant sous l'influence de drogues, tandis que le troisième, dont le permis avait été retiré, fait face à une peine de prison en attente.

« c'est un peu choquant »

Dans le hall de l'hôpital, une patiente confie son angoisse face à cette situation. « Moi, j'ai toujours confiance dans les ambulanciers, mais cela fait réfléchir », explique-t-elle. Son voisin renchérit : « C'est préoccupant pour la population, mais personnellement, je n'ai jamais eu de problèmes avec eux. »

Une autre patiente, qui attend son transport, assure n'avoir jamais eu de mauvais retours sur les ambulanciers, mis à part quelques retards. Un interne en médecine ajoute : « C'est un peu choquant, car ils ont des vies entre leurs mains. Cependant, la gravité dépend des substances impliquées. »

Des voix au sein du corps médical suggèrent également de ne pas stigmatiser ces professionnels, souvent confrontés à des conditions de travail difficiles. L'une des collègues d'un interne mentionne, « Parfois, ce sont des personnes en difficulté financière qui peuvent être poussées à des comportements à risque. »

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