Le conseil municipal s'est réuni le 17 avril pour approuver les comptes administratifs de 2025 et le budget primitif de 2026. Lors de cette séance, les échanges avec l'opposition ont été particulièrement animés, reflétant les tensions qui entourent l'approvisionnement financier de la ville.
Une santé affichée
Les résultats financiers de 2025 montrent un excédent global de 4,94 millions d'euros, avec un excédent de 6,67 millions d'euros en fonctionnement. Toutefois, la section d'investissement accuse un déficit d'environ 1,6 million d'euros, conséquence des investissements engagés, mais compensée par les excédents. La majorité défend une gestion jugée rigoureuse, soutenant qu'elle permet de maintenir les investissements tout en poursuivant la réduction de la dette communale, estimée à environ 4,2 années.
Budget maintenu
Les élus ont adopté un budget pour 2026 s'élevant à 26 640 732,37 euros en fonctionnement et 18 807 625,72 euros en investissement. Les taux d'imposition restent constants, avec une taxe foncière fixée à 50,70 % pour le bâti et 52,10 % pour le non bâti, illustrant la stratégie de stabilisation fiscale de la municipalité.
Investissements lourds
Le programme d'investissement est ambitieux. Environ 1,4 million d'euros seront alloués à la voirie, tandis que d'importantes sommes seront injectées dans divers projets, notamment la requalification de la place Georges-Clemenceau et l'aménagement de l'îlot des pêcheurs, chacun recevant 1 million d'euros. Près de 2 millions d'euros sont prévus pour les bâtiments communaux, ainsi que 450 000 euros pour les équipements sportifs. Les autorités locales mettent également l'accent sur la sécurité, avec des efforts pour développer la vidéoprotection et renforcer la police municipale.
Opposition offensive
Cependant, l'opposition a exprimé de vives critiques, remettant en question la sincérité des chiffres avancés. Selon les opposants, le niveau d'investissement réel serait significativement inférieur aux promesses faites, dénonçant un sous-investissement persistant, particulièrement en ce qui concerne les voiries et les réseaux. Ces échanges ont parfois débouché sur des confrontations directes entre élus au cours de la séance.
Le maire, Nelson Chaudon, a défendu son bilan, citant les résultats financiers et la stabilité fiscale comme preuves de la confiance accordée par les administrés pour justifier ses décisions. Au final, le budget primitif pour 2026 a été adopté avec la majorité, malgré les votes contre et les abstentions exprimés par l'opposition.







