Un conflit immobilier qui suscite l'intérêt des médias oppose un propriétaire espagnol à la fille d'une célèbre actrice. L'affaire tourne autour d'une villa de 486 m², achetée aux enchères pour la somme de 700 000 euros par Manuel Jiménez il y a plus d'un an. Les nouveaux occupants, pourtant, refusent de quitter les lieux malgré la vente.
À la périphérie de Madrid, Jiménez se retrouve dans une situation délicate. Il paie 3 000 euros par mois pour un appartement, tandis que sa maison acquise reste inaccessible. Selon El Periodico, lui et sa famille vivent dans l'incertitude, espérant une issue favorable aux procédures judiciaires en cours.
Une plainte pour fraude face à des faux contrats de location
La propriété, qui appartenait à une société fondée par la comédienne Marisa Porcel et sa fille, a été vendue suite à des dettes massives accumulées après le décès de l'actrice en 2018. Malgré l'achat légitime, Jiménez se heurte à un refus catégorique d'évacuation de la part de l'occupante actuelle, qui n'est autre que la fille de Porcel.
Cette dernière et son compagnon affirment détenir des contrats de location qu'ils jugent valides, bloquant ainsi le processus d'expulsion. L'avocat de Jiménez avance que ces documents sont falsifiés, et une plainte pour fraude est en préparation.
Pour tenter de régler cette crise, Jiménez aurait proposé 20 000 euros pour récupérer sa maison. En réponse, les squatteurs ont fixé une condition exorbitante : « Notre somme pour partir serait de 300 000 euros. C'est notre première et unique offre. »
À ce jour, aucune décision de justice n'a été rendue, comme l'indique l'avocat des occupants. Pendant que la famille Jiménez attend, la valeur de la propriété a considérablement augmenté, atteignant désormais près de deux millions d'euros. La situation soulève des préoccupations sur les droits des propriétaires et les abus potentiels liés à la squatting.







