D'après le parquet de Paris, Kobili Traoré, déclaré pénalement irresponsable pour le meurtre de Sarah Halimi en 2017, a été placé sous le statut de mis en examen pour une agression commise le 27 janvier dernier. Cette nouvelle affaire soulève de nombreuses questions sur son comportement et son état mental.
Avec ses deux complices, Traoré aurait fait irruption chez une personne avec qui ils avaient des transactions liées à des stupéfiants. Selon les témoignages, la victime se préparait à accueillir un visiteur lorsqu'elle a été surprise par des intrus masqués, qui l'ont aspergée de gaz lacrymogène avant de la frapper et de fouiller son appartement pour dérober divers biens.
Ce nouvel incident intervient près de neuf ans après le meurtre de Sarah Halimi, dont le procès a été annulé en raison de l'irresponsabilité pénale de Traoré, reconnue par plusieurs experts psychiatriques. Selon Le Monde, la cour de cassation avait confirmé que l'accusé avait agi dans un état de "bouffée délirante" lors des faits. Cette situation a choqué de nombreux observateurs, qui se demandent désormais si des mesures de surveillance adéquates sont en place pour Traoré.
Pour l'affaire actuelle, un psychiatre aurait attesté qu'il ne présentait pas de symptômes aigus ni de désorganisation mentale. Il est toutefois notable que Traoré et ses complices sont tous connus pour avoir fait l'objet de soins psychiatriques, selon le ministère public. Ce fait a éveillé les soupçons sur leur état mental et leur capacité à commettre de telles violences.
Un contexte légal complexe
L'avocat de la famille Halimi, Olivier Pardo, a mentionné que ces nouveaux éléments pourraient rouvrir le débat sur le dossier de Sarah Halimi. Il appelle à repenser les lois enrichissant la notion d'irresponsabilité pénale dans des cas de violence extrême. Cependant, l'avocat de Traoré, Thomas Bidnic, insiste sur le fait que cette récente agression ne doit pas être liée au passé de son client.
Tandis que la situation reste préoccupante, elle soulève des questions sur les protections dont bénéficient des individus jugés instables. Les experts s'interrogent sur l'efficacité des protocoles en matière de soins psychiatriques pour éviter de futures agressions.







