Alors que les espèces continuent de jouer un rôle important dans les transactions quotidiennes, leur accessibilité est de plus en plus compromise en France. Avec une diminution constante du nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB), trouver un moyen de retirer de l'argent liquide est devenu un défi pour beaucoup, en particulier dans les petites communes.
D'après un sondage Ifop mené en mars 2024, 83 % des Français préfèrent encore l'argent liquide. Cependant, la réalité est que le pays ne comptait plus que 43 123 DAB à la fin de 2023, marquant une baisse de 4,6 % par rapport à l'année précédente. Face à ce déclin, d'autres solutions de retrait se dessinent.
Des alternatives au retrait classique
La première option, bien qu'ancienne, reste souvent négligée : le retrait au guichet de sa propre banque. Cela nécessite toutefois de se conformer aux horaires d'ouverture des agences. En parallèle, environ 679 DAB indépendants, gérés par des sociétés telles que Loomis ou Euronet, sont installés dans des zones rurales.
Pour ceux qui se trouvent dans des villages, plusieurs commerçants offrent désormais la possibilité de retirer de l'argent. Ainsi, quatre banques françaises ont mis en place cette option : le Crédit agricole, le Crédit mutuel, la Banque postale et Nickel (BNP Paribas). Au total, ce sont près de 27 418 points de retrait dispersés à travers le pays. Toutefois, il convient de noter quelques restrictions, comme un retrait limité à 100 € par jour pour les clients du Crédit Agricole.
Proximité et accessibilité en question
Les statistiques de la Banque de France sont éclairantes : 98,8 % des Français vivent à moins de 15 minutes en voiture d'un DAB. Pourtant, sur les 34 934 communes de France métropolitaine, près de 19 676 n'ont aucun point de retrait, et cette tendance pessimiste risque de se poursuivre avec la création de Cash Services par des banques majeures telles que BNP Paribas et Crédit Mutuel, qui prévoient de réduire leur réseau de DAB de 30 % d'ici 2026.







