L'affaire du meurtre de Sarah Halimi, brutalement assassinée en 2017 à Paris, pourrait être relancée. Les avocats de sa famille ont soumis une demande à la cour d'appel en vue de rouvrir l'instruction. Son frère, William Attal, a promis de "tout" faire pour obtenir un procès pour Kobili Traoré.
Dans un communiqué envoyé à l'AFP, confirmant des informations du Point, les avocats déclarent avoir "déposé auprès de Madame la procureure générale près la cour d’appel de Paris une demande de réouverture de l’instruction" concernant Traoré, actuellement incarcéré pour une autre affaire.
En avril 2021, malgré la reconnaissance de l'antisémitisme du meurtre par la Cour de cassation, cette dernière a confirmé l'absence de procès dans cette affaire emblématique, en se basant sur l'état mental de Traoré, jugé en pleine "bouffée délirante" au moment du crime. Sarah Halimi, 65 ans, avait été brutalement frappée et jetée du balcon par son voisin, un fait qui a profondément choqué la communauté.
Éléments nouveaux : psychiatrie et préméditation
Les avocats de Halimi affirment détenir des informations que les magistrats et experts du dossier n'avaient pas en main. Ces révélations incluent des éléments tels que la consommation de crack par Traoré avant le meurtre, la préméditation, et un enregistrement audio réalisé par un voisin durant l'incident, qui prouverait la conscience politique et antisémite de Traoré.
Selon leurs déclarations, ces éléments refutent l'idée d'une abolition de son discernement. "Cette affaire n'est pas terminée", a insisté Me Pardo.
William Attal a exprimé l'urgence de la situation : "Si, en France, on ne parvient pas à juger un assassin qui a prémédité un acte aussi atroce, alors que reste-t-il de notre justice ?" Son indignation reflète celle de nombreux observateurs, et il n'hésite pas à comparer cette tragédie à l'affaire Dreyfus, soulignant son impact sur les droits fondamentaux.
D'autre part, une nouvelle expertise psychologique a conclu que Traoré ne révélait pas de symptôme aigu, indiquant une stabilité d'esprit au moment de la garde à vue. En réponse, l'avocat de Traoré, Me Thomas Bidnic, conteste ces affirmations péremptoires en insistant sur le respect de la légalité des procédures.
Alors que la bataille judiciaire continue, la famille Halimi et leurs avocats cherchent à obtenir justice pour Sarah et à faire entendre leurs voix dans ce combat pour la vérité.







