Claude Muhayimana, un Franco-Rwandais de 65 ans, a été condamné le 27 février 2026 à 14 ans de réclusion par la cour d'assises d'appel de Paris. Il a été reconnu coupable de complicité de génocide et de crimes contre l'humanité pour son rôle lors des massacres des Tutsi en 1994 au Rwanda. Sa responsabilité est principalement liée au transport de gendarmes et de miliciens Interahamwe vers des sites de massacre à Kibuye, où des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie.
Ce verdict, qui reconduit la peine infligée en première instance, fait écho à une affaire complexe. Après sa condamnation initiale, Claude Muhayimana avait été radié des effectifs des agents de la ville de Rouen, comme l'avait précisé Nicolas Mayer-Rossignol, maire de la ville, sur ICI Normandie. Cependant, sa décision de faire appel lui a permis d'être réintégré dans son emploi, car, selon la présomption d'innocence, il n'avait pas été déchu de ses droits civiques.
Le maire a d'ailleurs affirmé que si la décision d'appel confirmait la peine, elle donnerait lieu à une nouvelle évaluation de son statut au sein de la municipalité.
Claude Muhayimana, enrôlé comme chauffeur d'un hôtel à Kibuye, a fui le Rwanda après le génocide, pour finalement trouver refuge en France en 2001, où il a été naturalisé en 2010. Sa culpabilité a également été confirmée pour des faits similaires dans les collines de Karongi, Gitwa et Bisesero, entre avril et juin 1994.
Cette affaire soulève des questions profondes sur la mémoire collective et la justice post-génocide. Selon des experts en droit international, il est crucial que les voix des victimes soient entendues, et que des cas comme celui-ci rappellent la nécessité de ne pas oublier les atrocités du passé.







