Après une intense mobilisation depuis le 5 janvier, les syndicats de médecins libéraux ont décidé de mettre fin à leur grève, suite à des engagements pris par le gouvernement. Ce mouvement a été largement soutenu par les praticiens qui se sont rassemblés en France, notamment devant le Panthéon à Paris, une démonstration de force sans précédent.
Le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le docteur Franck Devulder, a déclaré à l’Agence France-Presse que cette suspension était un véritable acte de reconnaissance envers la mobilisation des médecins. Cependant, il reste ferme en affirmant : « plus jamais cela, plus jamais d’attaques en règle contre la médecine libérale. Sinon, le mouvement recommencera. »
Dans un communiqué, la ministre de la santé, Stéphanie Rist, a promis de revenir sur certaines mesures controversées, telles que la possibilité pour l’Assurance-maladie d'imposer des réductions de tarifs aux praticiens. Les médecins espèrent ainsi une amélioration dans leurs conditions de travail, tout en restant préoccupés par d’éventuelles nouvelles législations qui pourraient nuire à leur autonomie.
Les syndicats, non contents des engagements pris, restent sur le qui-vive. Plusieurs propositions de loi visant à encadrer l'installation des médecins, notamment celles présentées par les députés Garot et Mouillé, sont encore en discussion : si l'une d'entre elles venait à être adoptée, les médecins n'hésiteraient pas à renouer avec le mouvement de protestation. Selon des experts, cette vigilance est essentielle pour maintenir une pression sur le gouvernement.
Les difficultés rencontrées par les jeunes médecins, appelés à renforcer les équipes de généralistes dans certaines zones délaissées, ainsi que l’environnement législatif incertain, demeurent des points d'inquiétude. Comme l'indique le rapport d’octobre de certains députés, des propositions visant à plafonner les dépassements d’honoraires sont également sur la table, ce qui pourrait accroître la frustration parmi les praticiens.
Les négociations entre le ministère et les syndicats se poursuivent, laissant présager un avenir incertain pour la médecine libérale en France. Les médecins expriment le besoin d'un dialogue constructif et d’engagements fermes pour améliorer leurs conditions tout en garantissant une qualité de soins optimale aux patients.







