À Londres, devant le palais de Saint James, les gardes à cheval, composant la prestigieuse King's Life Guard, font face à des comportements de plus en plus inappropriés de la part des touristes. Ces soldats, soumis à un code de conduite rigide, doivent rester silencieux et immobiles pendant des heures, mais l'ère des réseaux sociaux semble bouleverser cette quiétude.
Des vidéos de touristes tentant de toucher les chevaux, d'attraper les rênes ou même de glisser des billets dans les bottes des cavaliers circulent sur Internet, provoquant un tollé. Les passants, choqués par ces manières déplacées, s'indignent. Une touriste francophone témoigne : "On n'oserait pas quand même. C'est un manque de respect. Ils attendent sans bouger, que ce soit pour eux ou pour les chevaux." Un autre ajoute : "C'est incompréhensible. Ils sont à la fois des animaux et des soldats en service."
Le régiment King's Life Guard, qui fête bientôt ses 350 ans, n'est pas qu'une simple attraction : il est chargé de protéger la reine et sa famille, assurant la sécurité de la royauté lors d'événements majeurs, tels que le traditionnel Trooping the Colour. En 2025, des lignes blanches ont été peintes au sol pour maintenir les visiteurs à distance, comme le souligne le guide touristique Christian Michel de French London Experience : "Ils sont ici pour garantir la sécurité, et non pour être touchés."
Les gardes, reconnaissables à leurs tuniques emblématiques, représentent un morceau d'histoire britannique. Selon un article du Guardian, ces incidents regrettables soulèvent des questions sur le respect des traditions et de la culture. Un expert en éthologie équine a même décrit ces interactions comme nuisibles pour les chevaux, ajoutant que leur patience peut également avoir des limites.
Alors que les réseaux sociaux continuent de pousser de plus en plus de visiteurs à interagir avec ces figures emblématiques, il est essentiel de raviver le respect des traditions et des règles qui entourent les gardes royaux. La protection de ces rituels fait partie intégrante du patrimoine britannique, à un moment où le respect des institutions est particulièrement crucial.







