Le Kremlin a exprimé son optimisme à la suite des récents déclarations d’Italie, de France et d’Allemagne, qui appellent à renouer le dialogue avec la Russie, rompu depuis le début des hostilités en Ukraine. Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a noté que ces initiatives pourraient signaler une évolution positive des positions européennes en faveur d'une stabilisation continentale.
« Si cela reflète réellement la vision stratégique des Européens, c’est une bonne nouvelle », a-t-il déclaré, évoquant les multiples appels récents de dirigeants pour entamer une discussion avec Moscou. À Paris, Rome et Berlin, les responsables ont souligné l'importance d'une communication avec la Russie pour garantir la paix en Europe.
Cependant, le ton se fait plus critique vis-à-vis du Royaume-Uni, accusé par Peskov de maintenir une approche radicale et destructrice. Ce dernier a insisté sur le fait que Londres ne faisait pas avancer le dialogue ni ne contribuait à établir la paix.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a récemment plaidé pour la désignation d’un émissaire européen chargé de dialoguer avec Moscou, une idée qu'elle estime cruciale à ce stade. De la même manière, le président français Emmanuel Macron a déclaré que les Européens pourraient bientôt bénéficier d'un retour de l’utilité d’un dialogue avec Vladimir Poutine, préconisant une approche globale.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a également abordé le besoin d’un équilibre à long terme avec la Russie, précisant que cela permettrait à l’Union européenne d’adopter une perspective plus sereine pour l’avenir. Cependant, ce dialogue se heurte encore aux réticences d’une grande partie des pays européens qui, depuis l'invasion de l'Ukraine, ont coupé de nombreux liens avec Moscou.
Par ailleurs, certains leaders européens, comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban, ont choisi de maintenir des contacts avec Poutine, ce qui suscite des tensions au sein de l'UE. Dans le contexte international actuel, ce désir de renouer le dialogue se heurte à des défis complexes et à des considérations stratégiques qui rendent la situation encore plus délicate.
En somme, si des voix en Europe s’élèvent pour envisager un retour à la discussion avec Moscou, la question demeure : ces démarches seront-elles un pas vers la paix ou simplement de nouvelles complications diplomatiques ?







