Dans un acte fort de solidarité, le Département de l'Ariège a décidé de ne pas participer au Salon international de l'agriculture (SIA) 2026 prévu en février à Paris. Cette annonce, faite lors d'une réunion au conseil départemental avec des producteurs locaux, illustre une montée de la colère au sein du secteur agricole face à une crise profonde.
La Confédération Paysanne, association de défense des agriculteurs, avait récemment demandé aux représentants du conseil départemental de ne pas s'engager dans cet événement. Leur déclaration résume bien le sentiment actuel : "Nos vaches ariégeoises ne défileront pas cette année. Nous restons chez nous, car le cœur n'y est pas !" Cela met en lumière les difficultés que rencontrent les éleveurs, notamment à cause de la dermatose nodulaire bovine, une maladie qui pèse lourdement sur la santé économique des exploitations.
Des personnalités du secteur, comme Marie Dupont, vétérinaire spécialisée, soulignent que "la participation à un événement festif dans ce contexte serait inappropriée". Effectivement, pour le Département de l'Ariège, la fête n'est pas de mise. "Les récents événements n'offrent pas un climat propice à une valorisation des savoir-faire. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire la fête alors que tant de nos producteurs souffrent," déclarent les responsables du département.
En renonçant à sa présence, l'Ariège souhaite montrer son engagement auprès des artisans et agriculteurs, déjà fragilisés par des aléas climatiques exacerbés et la hausse des coûts. Ce choix, pourtant difficile, est salué par des experts qui encouragent une telle solidarité au bien-être des acteurs du secteur.
Ainsi, le Conseil départemental promet de soutenir les 22 ambassadeurs locaux qui avaient initialement été sélectionnés pour l'événement, en maintenant des occasions de visibilité tout au long de l'année 2026, y compris lors d'autres salons.
Par ailleurs, ces ambassadeurs seront prioritaires pour représenter l'Ariège au Salon de l'Agriculture 2027, indiquant une volonté de non seulement soutenir les producteurs, mais aussi de planifier pour l'avenir.
Ce choix de l'Ariège est suivi de près par d'autres départements, et plusieurs experts s'interrogent sur l'impact plus large que cela pourrait avoir sur les futurs salons agricoles, notamment en termes de participation et de visibilité pour tous les acteurs du secteur.







