Ce vendredi 16 janvier, un moment capital pour la famille de Marie-Thérèse Bonfanti, alors que la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire de France, s'apprête à trancher sur la question épineuse de la prescription dans cette affaire tragique. Marie-Thérèse Bonfanti a disparu en mai 1986 à Pontcharra, et cet événement tragique a laissé des cicatrices profondes. La nouvelle est venue en 2022 lorsque Yves Chatain, l'un de ses voisins, a été arrêté et a reconnu son implication dans le meurtre. Cependant, la question qui se pose désormais est : le délai de prescription commence-t-il à compter de ses aveux en 2022 ou de la date de la disparition en 1986 ?
Tous les regards sont tournés vers la cour, où une vingtaine de magistrats se réunissent en assemblée plénière pour examiner ce dossier complexe. Thierry Bonfanti, le mari de la victime, a exprimé son anxiété mais également une note d'espoir : "C'est un moment très, très important puisqu'il marque la fin de procédures qui durent depuis de nombreuses années maintenant. Nous sommes confiants, mais vigilants."
Sa fille, Erika, partage ce sentiment et admet ressentir une "appréhension" à l'approche de cette décision. "Ça va être un moment décisif parce que, quoi qu'il arrive, notre affaire va prendre un tournant important," affirme-t-elle. L'enjeu est de taille : si la Cour déclare que les faits sont prescrits, tout s'arrête. Une autre issue, celle où le crime ne serait pas considéré comme prescrit en raison de sa dissimulation, pourrait ouvrir la voie à un procès pour Yves Chatain, près de 40 ans après la tragédie.
Comme l'indique l'avocat de la famille Bonfanti, Bernard Boulloud, il y a des éléments d'espoir. "Le fait que la Cour ait choisi de réunir l'assemblée plénière laisse à penser qu'ils envisagent sérieusement la question de la dissimulation," souligne-t-il. L'affaire Bonfanti pourrait faire jurisprudence pour de nombreux cas similaires, ENGENDRANT DES IMPLICATIONS pour les efforts du pôle "cold case" de Nanterre, qui a été récemment mis en place pour résoudre des affaires anciennes non élucidées. La décision de la Cour pourrait avoir des répercussions sur d'autres affaires pendantes, comme le relèvent plusieurs médias, dont France Info.
La journée de demain s'annonce comme un moment charnière, non seulement pour la famille Bonfanti, mais également pour de nombreuses autres familles confrontées à des situations similaires. "Des familles qui attendent des réponses mais qui ne peuvent pas aller plus loin... Notre affaire pourrait soit ouvrir des portes, soit en fermer," conclut Erika Bonfanti. Des déclarations de juristes et d'observateurs judiciaires corroborent que ce moment est effectivement un test crucial pour notre système judiciaire et pour le traitement des crimes non résolus.
Le stress monte pour la famille. "Le 28 novembre, en réfléchissant au chemin parcouru, je me suis rendu compte que tout pouvait changer," raconte Erika. "Si le verdict est en notre faveur, cela marquera une reconnaissance des années de quête de vérité." La communauté espère également que cette décision permettra de remodeler les pratiques judiciaires concernant la prescription des crimes graves, un défi que la France se doit de relever.







