Dans une tournure des événements inattendue, le gouvernement a déclaré qu'il était "impossible" d'obtenir l'adoption du budget 2026 lors d'un vote à l'Assemblée nationale. En conséquence, les débats, initialement prévus pour ce vendredi et lundi, ont été annulés, laissant planer un sentiment d'incertitude quant à l'approbation du budget national.
Selon Sébastien Lecornu, ministre en charge des Relations avec le Parlement, le gouvernement envisage d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution ou d'opter pour une ordonnance. Cette décision doit être annoncée d'ici mardi prochain, le 20 janvier. Lecornu a souligné que les tensions politiques, exacerbées par les actions de La France Insoumise (LFI) et du Rassemblement National (RN), rendent le processus de vote à l'Assemblée pratiquement impossible.
« Nous nous éloignons d'un compromis acceptable par une majorité de députés », a déclaré Lecornu, ajoutant que le déficit public atteint déjà 5,3% du PIB à cette étape des discussions. Le gouvernement espère résoudre cette situation délicate par des mesures incitatives à destination de l'opposition, notamment avec le Parti socialiste et le groupe Liot.
Les critiques ont fusé après l'annulation des débats. Eric Coquerel, président de la commission des Finances à LFI, a vivement reproché au gouvernement de porter la responsabilité de cette impasse : "C'est le gouvernement qui a tenté d'imposer un texte minoritaire tout en accusant l'Assemblée", a-t-il exprimé sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen, leader du RN, a également dénoncé la situation en soulignant que certains partis avaient faussé les promesses électorales.
Le recours à l'article 49.3 permettrait au gouvernement de passer le budget sans vote en choisissant les amendements à retenir. Cependant, cela pourrait nécessiter plusieurs utilisations de cet article, chaque fois risque de mener à une censure qui renverrait le texte en navette parlementaire. L'option d'une ordonnance, bien que plus radicale, permettrait de contourner totalement le processus parlementaire, ce qui susciterait des inquiétudes sur l'avenir des débats budgétaires.
À l'aune de cette crise, des experts économiques, comme ceux cités par Le Monde, appellent à une solution constructive pour éviter une instabilité politique accrue. Les conséquences d'une telle méthode de gouvernance pourraient impacter durablement la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
Quelle que soit la décision finale, il est clair que le budget 2026 ne sera pas finalisé avant la mi-février 2026, renforçant l'urgence d'une issue favorable pour tous les partis concernés.







