Les discussions entre les partenaires sociaux et le gouvernement sur l’avenir de l’assurance chômage et des ruptures conventionnelles sont dans l’impasse. Jeudi dernier, lors d'une réunion, le Medef et les syndicats, dont la CFDT, la CGT et FO, ont exprimé leur frustration face à l'absence de réponse officielle du gouvernement concernant les propositions soumises.
Hubert Mongon, négociateur du Medef, a clairement indiqué que sa participation à la réunion prévue le 28 janvier dépendra de l'approbation d'un amendement visant à ajuster les contrats courts. Cette incertitude a été renforcée par le silence du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui ne s'est toujours pas manifeste sur le courrier reçu la semaine précédente des six organisations concernées.
Parmi les demandes figurent la publication d’un décret pour réduire la durée minimale d’affiliation à l’assurance chômage pour les primo-entrants ; une initiative jugée stratégique pour permettre à plus de personnes de bénéficier d’indemnités en cas de perte d’emploi. Dans le paysage économique post-COVID, la nécessité d'une réforme des règles d'indemnisation des chômeurs est apparue plus urgente que jamais. En outre, le gouvernement vise à réaliser une économie de 2 milliards d'euros dès 2026, comme le souligne Le Monde.
Le climat des négociations a été qualifié de tendu par plusieurs acteurs présents, y compris Olivier Guivarch de la CFDT qui a déclaré : "Nous avons reçu des assurances verbales, mais une réponse écrite est essentielle pour avancer." Dès lors, les discussions sur les modalités d'indemnisation des chômeurs, qui préviennent de futures réformes, sera revisitées lors d'une session supplémentaire le 11 février, où les points de divergences devraient être plus clairement exprimés.
Lors de la réunion à l’Unédic à Paris, des experts ont été sollicités pour évaluer l’impact des ruptures conventionnelles, souvent perçues comme un outil positif favorisant l'entente des deux parties. Néanmoins, Denis Gravouil de la CGT a critiqué l'approche de France Travail, qui a souligné qu'une partie des bénéficiaires subirait des sanctions dues à des manquements. Ces assertions suscitent des interrogations quant à la définition réelle de ces manquements, qui ne devraient pas être assimilés à des fraudes.
Les organisations patronales estiment que la mise en question de ces démarches ne doit pas conduire à un abandon de la rupture conventionnelle, qui, selon les chiffres, est utilisée dans 17 % des TPE, alors qu'elle ne représente que 8 % dans les grandes entreprises. La croissance économique après la pandémie a rendu ces discussions encore plus cruciales. L’enjeu maintenant sera de trouver un compromis acceptable qui pourrait répondre aux attentes gouvernementales tout en préservant les droits des travailleurs. Les partenaires sociaux ont jusqu’au 25 février pour conclure un accord, alors que le gouvernement espère générer 400 millions d’euros d’économies, une ambition jugée insuffisante par certaines organisations patronales.







