Ce 15 janvier, le parquet a requis une peine de quatre ans de prison pour un ancien ingénieur de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) qui est accusé d’avoir extrait des données classifiées avant de quitter pour une start-up allemande. L’individu, aujourd’hui dans la trentaine, nie avoir commis une infraction et affirme avoir agi dans le cadre de ses fonctions. Le jugement est prévu pour le 23 février devant le tribunal correctionnel de Paris.
Les faits remontent à janvier 2024, lorsque des responsables de la DGSE ont réalisé qu'un de leurs ingénieurs avait téléchargé un volume considérable de documents sensibles peu avant son départ. Les services de renseignement parlent d'informations de haute sensibilité, susceptibles d’entraîner un risque monumental pour la sécurité nationale. Selon leurs estimations, le préjudice éventuel est évalué à "cinq sur cinq", soulignant la gravité de la situation.
À l’audience, le prévenu a fermement nié toute intention maligne, arguant qu'il a transféré des fichiers sur son ordinateur personnel comme il l’a fait "des dizaines de fois" précédemment. "Je ne reconnais aucune infraction", a-t-il défendu. Cependant, la procureure a mis en doute sa version des faits, affirmant qu'il ne justifie pas la présence de données relevant de domaines où il n'intervenait pas.
Ce cas soulève des questions sur la reconnaissance de la DGSE. Selon Le Figaro, l’accusation voit un potentiel pour une "collecte et livraison" d'informations confidentielles à une entreprise étrangère, ce qui pourrait mener à une peine d’emprisonnement de dix ans. L'ingénieur a rejoint une start-up à Munich spécialisée dans les capsules spatiales, et la procureure a insinué que ses actions pourraient indiquer un lien entre son emploi à la DGSE et cette nouvelle position.
Les experts en sécurité nationale signalent qu'il est essentiel de surveiller de près les anciens employés des services de renseignement qui accèdent à des informations sensibles. Dans le contexte actuel, moins de transparence et plus de sécurité sont devenues des priorités au sein des agences gouvernementales. Néanmoins, il est important de mentionner que prouver la transmission de données classifiées reste un défi en raison des restrictions de secret-défense, créant ainsi une zone d'incertitude dans cette affaire.
Finalement, c’est sur l'ensemble des circonstances, le volume des données extraites, et le choix du moment de son départ vers l'étranger que la justice devra se prononcer le 23 février.







