Le climat à Minneapolis se fait de plus en plus tendu. Suite à un incident impliquant la police de l'immigration, Donald Trump a exprimé sa volonté d'utiliser l'Insurrection Act pour déployer l'armée si la situation ne se stabilise pas rapidement. Ce weekend, un ressortissant vénézuélien a été blessé par balles au cours d'une interpellation par la police, suscitant des manifestations qui se sont intensifiées au fur et à mesure des heures.
Des centaines de manifestants se sont rassemblés après que l'homme, en situation irrégulière selon les autorités, a été touché à la jambe par un agent de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). De leur côté, les forces de l'ordre ont dû répondre aux attaques à l'aide de gaz lacrymogènes.
Dans un message publié sur Truth Social, Trump a dénoncé ce qu'il qualifie d'« agitateurs professionnels » qui seraient responsables des troubles, menaçant d'invoquer l'Insurrection Act si les politiciens au Minnesota ne prenaient pas de mesures pour maintenir l'ordre. Cette loi permet à l'État fédéral d'utiliser l'armée pour restaurer la paix sur le territoire américain, mettant en péril le Posse Comitatus Act qui interdit l'utilisation de troupes contre des citoyens américains.
La portée de cette menace n'est pas à négliger : des experts en droits civiques soulignent que l'utilisation de l'armée pourrait exacerber les tensions existantes. Jean-Pierre Dubois, expert en droit public, a alerté sur le risque d'escalade des violences : « Une intervention militaire ne fera qu'attiser la colère des citoyens et mener à des confrontations encore plus graves. »
La ville connaît déjà des troubles depuis la mort tragique de Renee Nicole Good, abattue par un agent de la police de l'immigration lors d'une opération, alimentant le ressentiment envers les forces de l'ordre. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a demandé le calme et appelé Trump à « faire baisser la température » dans ce contexte fortement chargé émotionnellement.
Les autorités locales poursuivent les efforts pour maintenir l'ordre, malgré l'arrivée de nouveaux agents dans la ville, aggravant encore plus la situation. Une enquête a été ouverte par la famille de la victime pour déterminer les responsabilités dans cet incident critique. Comme rapporté par Ouest-France, plus de 2 000 agents fédéraux sont déjà déployés à Minneapolis.







