Alors que les ambitions américaines se précisent, matérialisées par les déclarations de Donald Trump affirmant vouloir s’emparer du Groenland, la France a pris des mesures significatives. À la demande de Copenhague, un contingent militaire français a été déployé sur ce territoire autonome danois pour apporter un soutien face à cette pression croissante.
Cette initiative, sans précédent, se déroule en étroite collaboration avec plusieurs alliés au sein de l’OTAN. Les modalités de ce déploiement militaire sont encore en cours de définition. Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux armées, a annoncé l'arrivée prochaine de renforts terrestres, maritimes et aériens pour soutenir une quinzaine de soldats français déjà présents à Nuuk, la capitale du Groenland.
Paris se positionne ici en tant que garant de la stabilité européenne, arguant que les pays européens ont une responsabilité particulière au Groenland, en raison de son lien avec le Danemark, membre de l’OTAN. Comme l’a souligné un analyste militaire, "la France veut s’assurer que l'Arctique reste une zone de coopération et non de conflit".
Une stratégie de défense arctique réfléchie
La France a récemment établi une stratégie de défense pour l’Arctique, soulignant l'importance de s'y préparer face à une décennie qui s’annonce complexe. Ce dernier document insiste sur la nécessité d’unification des capacités militaires et d’une intensification des exercices. Comme rapporté par le ministère des Armées, le pays a multiplié les activités militaires dans la région, notamment avec des exercices tels que "Uppick", où les commandos de haute montagne sont formés aux conditions extrêmes.
Exercices multilateraux pour la sécurité en Arctique
Au-delà de ces initiatives, la France a participé à "Arctic Light", un exercice majeur rassemblant des forces de plusieurs nations, dont l’Allemagne et le Danemark. En septembre dernier, la marine française a déployé un navire et des forces aériennes, marquant l’un des plus grands rassemblements militaires sur l'île sans la présence des forces américaines.
Un consulat français : un symbole fort
En parallèle, Paris prévoit l'ouverture d'un consulat au Groenland, prévu pour février. Selon le ministre des Affaires étrangères, cette ouverture enverra un signal politique fort, visant à contrer les ambitions américaines. Bien que peu nombreux, les Français présents sur l'île bénéficieront d'un soutien accru, notamment pour des projets économiques axés sur l'exploitation minière.
Le Groenland, à la croisée des enjeux stratégiques, climatiques et économiques, se positionne donc comme un axe de vigilance et d'efforts pour la France, renforçant ainsi son influence dans cette région cruciale. Pour consulter des informations complémentaires sur cette stratégie, visitez La Dépêche.







