Depuis l'élection de Donald Trump, le monde assiste à un bouleversement de la géopolitique moderne. Loin des idéaux de soft power, défini par Joseph Nye, l'administration Trump privilégie la coercition, marquant un tournant vers un hard power agressif. Le président américain a multiplié les pressions, tant diplomatiques qu'économiques, pour imposer sa volonté sur la scène internationale.
Des pays tels que le Venezuela et l'Iran ont été des cibles privilégiées de cette approche violente, qui semble désormais éclipser toute notion de paix durable. Selon Myriam Benraad, spécialiste des relations internationales, cette nouvelle stratégie repose sur l'exploitation des faiblesses des nations pour réaffirmer l'hégémonie américaine. Dans une interview pour Le Monde, elle souligne que la vision de Trump « rompt avec une conception usuelle de la coercition » en glorifiant la violence comme mesure du pouvoir.
Ce paysage mondial s'éloigne des nuances habituelles des conflits, remettant en question l'importance du droit international. La puissance militaire des États-Unis, sans égale au monde, couplée à un économique concentrée sur les intérêts des multinationales américaines, fabrique un unilatéralisme dédaigneux face aux institutions multilatérales.
Beaucoup craignaient que le XXIe siècle ne soit marqué par des guerres classiques, mais la réalité s'avère bien plus complexe. La communauté internationale doit désormais naviguer dans un océan de conflits où l’équilibre entre hard et soft power semble un lointain souvenir. En somme, l'approche de Trump apaise l'ombre de la coercition sur le monde et souligne le besoin d'une redéfinition des enjeux géopolitiques actuels.







