Dans une déclaration choc, Michel Platini, l'ex-président de l'UEFA, a tancé Gianni Infantino, le président actuel de la FIFA, le qualifiant d'autocrate exacerbé depuis le début de la pandémie de Covid-19. Dans un entretien avec le Guardian, Platini a souligné : "C'était un bon numéro deux, mais il ne sait pas diriger. Pendant son mandat à l'UEFA, il se réjouissait des personnes riches et influentes, mais à présent, cette tendance s'est intensifiée. Malheureusement, nous avons moins de démocratie qu'à l'époque de Sepp Blatter, bien que Blatter ait ses propres déboires. Il croyait en un football uni et durable."
Platini a toujours été un ennemi déclaré d'Infantino, le soupçon est qu'il aurait été évincé de la course présidentielle de la FIFA en 2015, suite à un versement controversé de 2 millions de francs suisses, ordonné par Blatter. En 2025, la justice suisse a finalement acquitté Platini et Blatter des accusations d'escroquerie, cette crise ayant toutefois coûté à Platini une suspension de quatre ans de toutes activités footballistiques, une décision qu'il jugeait injuste.
"J'étais destiné à porter la présidence de la FIFA, mais un groupe a décidé de m'en empêcher", a-t-il déclaré, ajoutant : "Les dix dernières années ont été un vrai cauchemar pour ma famille, mais j'ai toujours su que j'étais innocent." Ces paroles ajoutent une dimension personnelle aux conflits institutionnels qui perdurent dans le monde du football, soulignant la tension entre ambition personnelle et le pouvoir.
Les opinions d'experts divergent sur la question. Le consultant sportif Pierre Ménès a noté que "le processus de décision à la FIFA sous Infantino est opaque, ce qui crée un climat de méfiance". Cela souligne l'importance croissante d'un dialogue ouvert et transparent dans la gouvernance du football moderne.







