À seulement deux mois du premier tour des élections municipales prévu pour le 15 mars, la France se prépare à un scrutin qui pourrait bien redessiner le paysage politique. Alors que les discussions budgétaires s'éternisent, la colère populaire monte face à des crises multiples, de la guerre en Ukraine aux tensions internes sur la gestion des ressources.
À Paris, la gauche, sans la France Insoumise, pourrait conserver sa place avec Emmanuel Grégoire en tête des intentions de vote, sa candidature soutenue par le PS, les écologistes et les communistes. Face à lui, Rachida Dati, bien ancrée à droite, n'a pas abandonné et tente de ravir la capitale au dernier moment. Les premiers sondages, comme ceux d'Elabe-Bergé-Levrault, mettent Grégoire à 33%, Dati à 26%, et d'autres candidats suivent de loin, marquant un paysage électoral finalement incertain selon BFMTV.
Dans la dynamique lyonnaise, Jean-Michel Aulas, ancien président de l'OL, s'est imposé comme un candidat redouté, bénéficiant du soutien des Républicains et de Renaissance. Sa crédibilité s'accroît, alors même que la sécurité demeure un thème central. Le maire sortant, Grégory Doucet, promet quant à lui des mesures pour renforcer la sécurité publique d'après un sondage Opinionway.
À Marseille, la lutte semble serrée, avec Benoît Payan en concurrence directe avec Franck Allisio du RN, tandis que Martine Vassal (LR) observe la situation, prête à tirer profit d’un potentiel second tour. Le maire sortant s’efforce de gagner du terrain, comme l’a relayé La Marseillaise, qui annonce l’égalité entre Allisio et Payan à 30% des intentions de vote.
À Bordeaux, Pierre Hurmic, le maire écologiste, se retrouve face à une coalition inédite de la droite et du centre. L’enjeu se complique pour lui, alors que les sondages montrent une rivalité sous tension avec Thomas Cazenave, ancien ministre selon RTL.
Il ne fait aucun doute que cette élection municipale revêt une importance cruciale, non seulement pour les résultats locaux mais aussi pour la posture des partis politiques à quelques années de l’élection présidentielle de 2027. Les enjeux dépassent le cadre local et questionnent l'équilibre démocratique à l'échelle nationale.







