Ce 14 janvier, Emmanuel Grégoire a soutenu l'idée d'une "ville refuge" lors de son meeting inaugural, dénonçant les menaces que représentent les partis de droite et d'extrême droite, notamment Rachida Dati et Sarah Knafo. "Dans 60 jours, Paris devra choisir entre l'ouverture et la fermeture, entre la peur et la confiance", a déclaré Grégoire devant un public enthousiaste de près de 2000 personnes à La Bellevilloise, un lieu culturel emblématique du nord-est parisien.
Pour Grégoire, Paris n'est pas seulement la capitale de la France, mais aussi un havre pour les opprimés et les exilés. Il a exprimé : "Dès 2026, les factions d'extrême droite aspirent à transformer Paris en laboratoire d'une union de la droite et de l'extrême droite. Paris ne sera pas votre laboratoire fasciste!" Ses propos ont résonné parmi les nombreux soutiens de gauche présents, dont l'eurodéputé Raphaël Glucksmann et le dirigeant du Parti Socialiste, Olivier Faure.
Logement, aménagement et aides sociales
Grégoire a également critiqué Rachida Dati, soulignant qu'elle pourrait avoir peu de succès sans une alliance avec l'extrême droite, ce qui alimenterait l'ambiguïté autour de sa campagne. Des sondages récents indiquent que Grégoire devance légèrement Dati au premier tour des élections à venir, avec Sarah Knafo du parti Reconquête récoltant entre 8% et 9% des voix.
"Chaque semaine, notre popularité augmente dans les sondages, il est essentiel de capitaliser sur cette dynamique", a-t-il ajouté, en faisant référence à l'union inédite conclue avec les écologistes et les communistes pour les élections de mars.
Lors de son discours, l'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo a placé le logement au cœur de ses priorités, promettant 60 000 nouveaux logements sociaux et abordables, ainsi qu'une rénovation de 35 000 logements sociaux. "Il est inacceptable qu'un seul enfant puisse dormir dehors à Paris", a-t-il affirmé, proposant même des fournitures scolaires gratuites pour les familles dans le besoin.
Envisageant des projets d'aménagement ambitieux, il a mentionné la transformation du Port de l’Arsenal en site de baignade, ainsi que la végétalisation de la place de la République. Ces propositions visent à illustrer sa volonté de moderniser la capitale tout en y insufflant un souffle d'écologie.
De nombreux experts s’accordent à dire que la campagne pour ces municipales est cruciale pour l'avenir politique de Paris. Entre inquiétudes et espoirs, tous les regards sont désormais tournés vers la suite de cette élection, alors que Grégoire s'efforce de mettre en avant une vision progressiste et accueillante pour la ville.







