Motions de censure : un rejet attendu face aux critiques sur l'accord Mercosur

Les députés ont exprimé leur désaccord sur l'accord Mercosur sans surprises.
Motions de censure : un rejet attendu face aux critiques sur l'accord Mercosur
L'Assemblée nationale le 21 mai 2025. (Photo d'illustration) - Thibaud MORITZ/AFP

Ce mercredi 14 janvier, l'Assemblée nationale a rejeté sans surprise les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). Ces deux initiatives visaient à dénoncer l'accord de libre-échange conclu entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.

Les députés, en majorité, ont choisi de maintenir la confiance au gouvernement de Sébastien Lecornu, malgré les critiques de l'opposition. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a fait valoir que le vote de la France contre l'accord est une « opposition de façade ». Elle a affirmé qu'« Emmanuel Macron n'a rien fait pour réellement empêcher cet accord », soulignant un quelconque soutien antérieur du président à ce traité.

Hélène Laporte, députée RN, a également critiqué l'attitude du gouvernement, en qualifiant de « contradictions » les déclarations d'Emmanuel Macron sur le sujet. Elle a soutenu que « la France doit prendre des mesures plus fermes pour bloquer cet accord », plaçant l'exécutif devant ses responsabilités. Elle a même suggéré que l'État devrait envisager de porter l'affaire devant la Cour de justice de l'Union européenne.

Les échanges autour de cet accord de libre-échange révèlent des divisions croissantes au sein de la classe politique française. Des experts en commerce international, comme Pierre-Yves Luyt de l'Université de Paris, soulignent que cet accord pose des enjeux environnementaux majeurs. « Les impacts sur la déforestation en Amazonie et sur l'agriculture locale sont préoccupants », a-t-il déclaré dans une récente interview au journal Le Monde.

Malgré ces inquiétudes, le gouvernement français semble ferma les yeux sur les ramifications potentielles de cet accord. Dans un climat politique déjà tendu, cette situation pourrait aggraver les tensions entre le gouvernement et l'opposition, alors que les élections futures approchent.

Des voix au sein même de la majorité commencent à se faire entendre pour demander davantage de transparence et de dialogue sur ce sujet, signe que les enjeux du Mercosur pourraient bien dominer le débat politique dans les mois à venir.

Lire aussi

Emmanuelle Ménard se lance pour un second mandat à Bressuire
Emmanuelle Ménard, maire de Bressuire depuis 2020, présente sa liste pour les élections municipales de 2026.
14 janv.
Motions de censure : un rejet attendu face aux critiques sur l'accord Mercosur
Deux motions de censure contre le gouvernement sur l'accord Mercosur ont été rejetées. Retour sur cet épisode politique marquant.
14 janv.
Anne Hidalgo tire sa révérence à l’Hôtel de ville sans évoquer la campagne de Grégoire
Découvrez les dernières réflexions d'Anne Hidalgo sur son mandat à Paris et son silence sur Emmanuel Grégoire.
14 janv.
Nicolas Dupont-Aignan prône une nouvelle relation avec la Russie pour le bien de la France
Nicolas Dupont-Aignan plaide pour restaurer des relations avec la Russie. Un discours controversé qui suscite des réactions.
14 janv.
Hachette rappelle des manuels controversés après la polémique sur l'attaque du 7 octobre
Hachette rappelle des manuels parascolaires pour propos révisionnistes sur l'attaque du 7 octobre. Emmanuel Macron et d'autres réagissent.
14 janv.
La Nouvelle-Aquitaine lance son recrutement pour le service national volontaire
Découvrez comment le service national volontaire, avec 3 000 postes disponibles, s'ouvre en Nouvelle-Aquitaine pour 2026. Candidatures ouvertes aux jeunes de 18 à 25 ans.
14 janv.