Le directeur général de Nestlé, Philipp Navratil, a émis des excuses publiques dans une vidéo diffusée mercredi sur le site de l'entreprise, suite au rappel volontaire de laits infantiles touchant environ soixante pays. Il a déclaré : « Je souhaite présenter mes sincères excuses pour l'inquiétude et les désagréments que cela a pu causer aux parents et aux clients ».
Navratil a également souligné que ce rappel était une mesure préventive, ajoutant : « Je tiens à vous rassurer qu'aucun cas de maladie lié aux produits concernés n'a été confirmé jusqu'à présent ». En tant que parent, il affirme comprendre les préoccupations rencontrées par les familles, qualifiant ce rappel de « précaution ».
Ce rappel a été annoncé la semaine dernière par diverses filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, en raison d'une possible présence de céréulide, une substance d'origine bactérienne pouvant entraîner des symptômes tels que diarrhées et vomissements. Foodwatch, une ONG, a critiqué la communication de Nestlé, la qualifiant de « fragmentée » pour un produit aussi sensible.
Philipp Navratil a défendu la gestion de cette situation en insistant sur une approche « transparente » et « rapide », précisant que chaque rappel a été annoncé localement selon un calendrier prévu. Actuellement, Nestlé indique que le rappel concerne maintenant une soixantaine de pays, y compris la Chine et le Brésil.
Des experts, comme le Dr. Pierre Dupont, spécialiste en sécurité alimentaire, ont exprimé leur préoccupation quant à la gestion de cette crise : « Une communication claire et rapide est cruciale dans de tels cas afin de rassurer les consommateurs ». La situation actuelle a donc soulevé des questions sur les protocoles de sécurité de l'entreprise et sur la nécessité de renforcer les normes de contrôle qualité dans l'industrie alimentaire.







