Lors d'une récente déclaration à l’Assemblée nationale, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a fermement contredit Éric Lombard, ancien ministre de l'Économie. Lombard avait affirmé dans un entretien avec Libération que des milliers de Français aisés ne paieraient aucun impôt sur le revenu en raison d’un revenu fiscal de référence de zéro. En réponse, Montchalin a déclaré : "Il n'est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne paieraient aucun impôt sur le revenu. Il n'y a pas de document à Bercy qui le montrerait." Une affirmation qui soulève des préoccupations sur la transparence des données fiscales.
Cette polémique a rapidement pris de l’ampleur, le président de la Commission des Finances, Éric Coquerel, exigeant des clarifications et des documents à Bercy pour étayer ces déclarations. En réponse, Montchalin a promis de fournir toutes les informations nécessaires, précisant qu'"il n'existe pas de réalité qui démontrerait l'existence d'une telle situation parmi les plus riches de notre pays."
D'après des experts, cette controverse fait ressortir la nécessité pour le gouvernement de clarifier les mécanismes d'optimisation fiscale souvent utilisés par les hauts revenus. Selon un rapport de France Info, des chiffres récents montrent que, bien que le taux d'imposition effectif des plus riches ait tendance à être plus bas que prévu, les ministères impliqués affirment travailler pour corriger ces disparités fiscales.
Montchalin a également souligné que des réformes étaient en cours, notamment une "taxe sur les holdings" intégrée dans le projet de loi de finances, qui vise à augmenter la contribution des plus riches. C'est une première en France, qui cherche à assurer une taxation plus équitable.
La discussion autour de ces questions d’imposition pourrait bien redéfinir les priorités fiscales du gouvernement et influencer la perception publique concernant la justice fiscale en France.







