Le ministère danois de la Défense a confirmé le 14 janvier la décision de prolonger et d'accentuer la présence militaire du Danemark sur l'île autonome du Groenland. Cette initiative intervient dans un climat de tensions croissantes, exacerbé par des déclarations récentes des États-Unis, qui ont exprimé des intentions de s’implanter davantage dans cette région stratégique. Le président américain Donald Trump a été particulièrement insistant, affirmant, le 12 janvier, que les États-Unis auront le Groenland "d'une manière ou d'une autre".
Jens-Frederik Nielsen, le Premier ministre du Groenland, a clairement exprimé sa fidélité envers le royaume danois, en soulignant que s'il devait faire un choix, ce serait en faveur du Danemark. Cette prise de position témoigne d'une préférence marquée pour la sécurité que le Danemark peut offrir, surtout dans un contexte international préoccupant. En réaction, Trump a minimisé l'importance de cette déclaration, la qualifiant de "problème" pour Nielsen.
Le Danemark a également insisté sur l'importance d'un dialogue continu avec ses alliés, notamment au sein de l'Otan, pour développer et renforcer les activités militaires en Arctique. Cette démarche s'inscrit dans un cadre plus large, où les tensions géopolitiques entre les grandes puissances, telles que les États-Unis, la Russie et la Chine, augmentent en raison des enjeux liés aux ressources naturelles et aux routes maritimes dans cette région nordique.
Des experts ont souligné que le Groenland, avec ses vastes ressources minérales et ses possibilités d'accès à de nouvelles voies de navigation, représente un intérêt stratégique significatif pour plusieurs pays. Ainsi, la montée en puissance militaire du Danemark est vue comme une réponse nécessaire pour maintenir la stabilité dans cette zone sensible.
Cela inscrit également le Danemark dans une dynamique de défense collective, renforçant son lien avec l'Otan, tout en réaffirmant sa souveraineté sur le Groenland.







