Le cardinal Bustillo, évêque d'Ajaccio, a lancé un appel vibrant à la paix ce mercredi 14 janvier 2026, à la suite de l'assassinat tragique d'Alain Orsoni, un leader nationaliste corse. Orsoni a été abattu pendant les obsèques de sa mère à Vero, en Corse-du-Sud, un acte qui a profondément choqué la communauté corse.
Lors d'une interview accordée à France Inter, le cardinal a souligné l'urgence de « changer les mentalités » et de « mettre fin à ce cycle mortifère de violence ». Il a appelé tous les Corses à s'unir dans un effort pour pacifier leurs esprits, en pensant particulièrement aux jeunes générations qui, selon lui, méritent un avenir meilleur sur l'île. En évoquant la spirale de violence actuelle, l'évêque a insisté sur le fait que la Corse ne doit pas céder à ses démons, mais au contraire, afficher sa beauté.
« Je ne peux pas accepter que la Corse montre ses revers. L'Île de beauté doit briller de tout son éclat », a-t-il affirmé, réclamant un changement radical dans la perception de la violence au sein de la société. Les experts soulignent que l'augmentation des actes violents en Corse n'est pas un phénomène nouveau. Les assassinats d'acteurs politiques et d'avocats tels qu'Antoine Sollacaro, dont le meurtre en 2012 a particulièrement ébranlé la région, montrent une tendance inquiétante.
Le tireur d'Alain Orsoni est toujours en fuite, et les enquêteurs, en coopération avec le Parquet national anti-criminalité organisée, intensifient leurs recherches. La nature de cette tragédie renvoie à des conflits profonds qui nécessitent un véritable engagement collectif pour être résolus. L'autopsie d'Orsoni a été menée ce mercredi après-midi, tandis que des mesures concrètes pour traiter cette crise sur l'île sont fortement attendues par la population.
Afin de mieux comprendre ces enjeux, un panel d'experts a été convoqué dans les jours à venir pour discuter des causes et des solutions possibles à la montée de la violence.







