Mercredi, lors de sa cérémonie de vœux, la maire sortante de Paris, Anne Hidalgo, a dressé le bilan de ses deux mandats, en omettant délibérément de parler de la campagne électorale de son ancien adjoint, Emmanuel Grégoire, qui aspire à lui succéder. Alors que les élections municipales de 2026 approchent, Hidalgo a insisté sur l'importance de la vision politique qui engagera l’avenir de Paris.
« En 2026, les Parisiens auront à faire un choix crucial pour l'avenir de notre ville. Ce choix n'est pas simplement une question de succession, mais touche les valeurs fondamentales de Paris », a-t-elle souligné devant les élus parisiens et métropolitains. Pour Hidalgo, Paris doit conserver son identité de gauche et demeurer une ville progressiste, où les priorités écologiques et de solidarité doivent prévaloir.
Elle a également mis en garde contre la candidature de Rachida Dati, qu'elle considère comme un « danger pour Paris », en évoquant la possibilité d'une alliance avec l'extrême droite. « Dati, qui se présente face à moi, aura un procès en septembre, ce qui met en question son intégrité », a-t-elle affirmé, rapporté par Le Monde.
La tension entre Hidalgo et Grégoire, qui avait remporté la primaire socialiste face à Rémi Féraud, candidat désigné par la maire, est palpable. Bien que ce dernier puisse affecter sa carrière politique, Hidalgo a choisi de ne pas mentionner son nom au cours de cette cérémonie, expliquant : « Je suis tenue à une réserve, et je ne vais pas embarquer la mairie de Paris dans un discours qui serait électoral dans ce cadre. »
Âgée de 66 ans, elle achèvera son mandat en mars. Retour sur une décennie de politique durant laquelle elle affirme n’avoir jamais été à l’abri des défis. Elle a mis en avant ses initiatives pour adapter la ville au changement climatique, comme la « révolution du vélo », la piétonnisation des berges, et la réduction de la vitesse sur le périphérique.
Dans un contexte difficile pour le secteur périscolaire, marqué par des allégations graves, Hidalgo a promis que toutes les responsabilités seraient établies, en soulignant l'importance du plan d'action proposé par son premier adjoint, Patrick Bloche.
Les prochaines élections municipales s’annoncent donc comme un tournant crucial pour Paris. Le défi sera de pouvoir garder l’élan progressiste tout en faisant face à des adversités politiques croissantes. Ce contexte crée une dynamique singulière dans le paysage politique parisien, où chaque candidat devra se démarquer et convaincre les électeurs sur leurs visions d’avenir.







