Dans la nuit du mardi 13 janvier, aux alentours de 23 heures, une patrouille de police a remarqué une voiture suspecte garée près des anciens locaux de la SFAM-Indexia à Romans-sur-Isère. À proximité, deux hommes s'affairaient à démonter des câbles en cuivre, un matériau hautement prisé sur le marché noir. Les policiers ont surprit ces individus en plein acte, saisissant le matériel volé et remorquant le véhicule.
Cet épisode de vol de cuivre s'inscrit dans une série d'intrusions sur ce site devenu une cible de choix pour les cambrioleurs. En effet, les locaux de la SFAM n'ont pas seulement été victimes de vols, mais également de vandalisme. Il y a quelques mois, les forces de l'ordre avaient déjà interpellé cinq personnes — quatre hommes et une femme — en possession de matériel informatique volé. Ces incessantes incursions soulèvent des questions de sécurité publique. Un résident inquiet a confié : "Chaque nuit, des allées et venues sont observées, malgré la présence policière."
Actes de vandalisme et négligence sécuritaire
Le Dauphiné libéré a récemment rapporté qu'une jeune femme liée à l'ancien propriétaire des lieux, le controversé Sadri Fegaier, a fait l'objet d'une interpellation pour avoir récupéré des équipements divers dans des conditions douteuses. De plus, un incendie ayant ravagé une partie des locaux en novembre dernier aurait été d'origine criminelle. Ces événements soulignent l’insécurité des lieux qui restent largement accessibles.
Contre toute attente, l'ancienne gloire de la SFAM, Sadri Fegaier, a été condamné à deux ans de prison pour pratiques commerciales frauduleuses. Bien qu'il ait fait appel, les conséquences de sa gestion sont visibles, tant sur le plan judiciaire que social. Un habitant a fait part de sa frustration face à la situation : "Les bâtiments sont laissés à l'abandon, laissant un climat d'insécurité peser sur le voisinage."
Avec la vente prochainement des bâtiments saisis au tribunal de Valence, la question de la sécurité et de la réutilisation de ces espaces se pose avec acuité. Les experts suggèrent qu'une meilleure surveillance pourrait réduire ces actes criminels, alors que les autorités locales souhaitent sensibiliser l'opinion publique à la nécessité de protéger ces sites vulnérables.







