À partir de 70 ans, la santé osseuse devient une préoccupation majeure, et la vitamine D est souvent au centre des recommandations médicales. Récemment, une étude menée par le Professeur Heike Bischoff-Ferrari a remis en question les pratiques courantes en matière de supplémentation, en dévoilant que des doses élevées de vitamine D pourraient ne pas offrir les bénéfices escomptés.
Un éclairage nouveau sur la supplémentation
Les os, avec l’âge, deviennent plus fragiles, entraînant un risque accru de chutes et de fractures. La supplémentation en vitamine D est pensée pour pallier cette détérioration. Cependant, les scientifiques peinent à établir une consensus sur le dosage optimal. Dans cette recherche, 200 participants âgés de 70 ans et plus ont été répartis en trois groupes distincts :
- 24 000 UI de vitamine D par mois (groupe témoin)
- 60 000 UI par mois
- 24 000 UI de vitamine D plus 300 microgrammes de calcifédiol pour une meilleure métabolisation
Des résultats surprenants
Les résultats ont révélé que le groupe avec la dose la plus faible de 24 000 UI a présenté les meilleures performances en termes de santé. Ces individus ont enregistré moins de chutes (48 %) comparativement à ceux des autres groupes (66,5 %). De plus, ils ont affiché une force musculaire supérieure dans les membres inférieurs, ce qui les protège davantage. Le Professeur Bischoff-Ferrari souligne l'existence possible d'une "fenêtre" de niveaux de vitamine D qui optimisent la force musculaire et la santé osseuse.
Les implications de cette étude
Cette découverte pourrait avoir des répercussions significatives sur les recommandations en matière de supplémentation en vitamine D pour les personnes âgées. En effet, une trop grande dose pourrait avoir des effets néfastes, en augmentant le risque de chutes plutôt que de le réduire. L'avenir de la supplémentation pourrait reposer sur une approche plus ciblée, visant à trouver le juste équilibre pour chaque individu.







