Le 8 janvier, les autorités françaises ont réalisé une saisie impressionnante de 207 kg de méthamphétamine en provenance du Mexique. Les drogues étaient soigneusement dissimulées dans des pièces automobiles, une méthode sophistiquée qui témoigne du niveau d'organisation des trafiquants. Selon les informations rapportées par Le Parisien, trois individus ont été mis en examen suite à cette opération.
Cette saisie a été effectuée grâce à un suivi rigoureux des colis, qui avaient été expédiés à partir d'un constructeur de pièces automobiles au Mexique. Les douanes de l'aéroport Charles de Gaulle avaient initialement découvert ces palettes le 26 décembre, et les enquêteurs de l'OFAST (Office antistupéfiants) ont ensuite suivi leur chemin jusqu'à Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle.
Deux des trois personnes interpelées ont été placées en détention provisoire, tandis que la troisième a été relâchée sous contrôle judiciaire, bien que le parquet ait signalé son intention de faire appel de cette décision. Les avocats des mis en examen ont choisi de ne pas commenter l'affaire pour le moment.
Le caractère exceptionnel de cette saisie souligne le problème croissant de la méthamphétamine en France, un produit jugé particulièrement dangereux par le parquet. Les autorités continuent à mener des investigations sous la direction des juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris.
Les experts s’accordent à dire que cette saisie est révélatrice des liens croissants entre les trafiquants européens et les cartels mexicains, en particulier celui de Sinaloa. Bertrand Monnet, chercheur et spécialiste du narcotrafic, a noté : "Les méthodes d’acheminement se perfectionnent et il devient de plus en plus difficile de les intercepter". De telles affaires nous repositionnent face à l'ampleur des défis que doit affronter la France en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.







