Présente à New-York au NRF (National Retail Federation), la plateforme Faume, spécialisée dans la seconde main et immatriculée à Perche-en-Nocé (Orne), a annoncé son projet ambitieux d'ouvrir un bureau aux États-Unis.
Faume, qui compte une trentaine d'employés, développe depuis Paris des solutions numériques pour les acteurs du secteur de la mode et du luxe souhaitant gérer efficacement leur offre de seconde main. Avec un portefeuille de 45 marques prestigieuses, telles que Victoria Beckham et Temperley, l'entreprise a su se faire une place sur le marché. Depuis sa création en 2020, Faume génère déjà 40 % de son chiffre d’affaires en dehors de la France, sans dévoiler de montants, et ambitionne de se renforcer aux États-Unis en ouvrant son premier bureau opérationnel à 500 7th Avenue, New York. Aymeric Déchin, son CEO et cofondateur, souligne: « Le marché américain de la mode de seconde main pèse plus de 50 milliards de dollars et croît trois fois plus vite que le marché des produits neufs. Notre présence à New York nous permettra d'accompagner nos clients européens sur ce marché crucial, en garantissant une expérience premium et un contrôle intégral de leur image et de leurs données. »
Pour Faume, les marques ne voient plus la seconde main comme une simple initiative locale, mais comme un axe stratégique à l’échelle mondiale. « Notre mission est de leur fournir les outils nécessaires pour développer cette ambition », poursuit Déchin. Actuellement, l'entreprise tire entre 10 % et 30 % de son chiffre d'affaires des États-Unis.
Être présent des deux côtés de l'Atlantique
« Nous visons à générer entre 10 et 40 % de chiffre d’affaires additionnel pour chaque marque déployée sur le marché américain », ajoute le fondateur. Dans le cadre de son développement aux États-Unis, Faume s'associe à l'entreprise néerlandaise Erren Recondition By The Product Savers B.V. Ce partenariat permet de réaliser des opérations de reconditionnement et de logistique haut de gamme dans tout le pays, tout en respectant les normes européennes que Faume a établies. « Pour nos partenaires, ce changement est révolutionnaire : ils peuvent désormais offrir une expérience de revente unique des deux côtés de l’Atlantique tout en maintenant la même qualité d’exécution », affirme Aymeric Déchin.
Selon des experts du secteur, cette initiative pourrait effectivement transformer la façon dont la mode de seconde main est perçue par les consommateurs. Les premiers programmes de seconde main que Faume prévoit de lancer aux États-Unis devraient voir le jour au second trimestre 2026, avec plusieurs grandes marques européennes déjà prêtes à se joindre à cette aventure, parmi lesquelles Paul Smith, Sandro, Maje, ba&sh, et Lacoste. L'avenir de la mode durable semble prometteur, et avec l'expansion de Faume, il se dessine des perspectives enthousiasmantes pour tous les acteurs du marché.







