Le domaine ferroviaire français se prépare à un changement significatif : la SNCF prévoit d'offrir une augmentation moyenne de 2,56 % à ses 140 000 employés en 2026. Cette annonce a été faite par le directeur des ressources humaines, Philippe Bru, lors d’une conférence téléphonique le 12 janvier, coinciding avec la conclusion des négociations salariales annuelles.
Ce plan de hausse a été élaboré dans un contexte d'inflation estimée à 1,3 % pour la même année, mais il exclut les quelque 2 000 employés des nouvelles filiales de la SNCF, créées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des lignes. Selon Bru, « il est crucial d'obtenir un minimum de deux signatures des quatre syndicats représentatifs » pour que ces augmentations soient appliquées.
En cas de non-adhésion, il a clairement précisé que « rien ne serait accordé, sauf la garantie que tous les salaires resteront au moins égaux au smic plus 10 % ». À noter que cette proposition inclut également une augmentation générale de 0,5 %, dispensée en plusieurs phases, en plus de mesures individuelles adaptées.
Prime de partage de la valeur
En parallèle, la SNCF a anticipé des résultats positifs pour 2025, ce qui conduira à l'introduction d'une prime de partage de la valeur de 650 € pour chaque employé. 400 € ont d'ores et déjà été versés en décembre, tandis que le reste sera distribué en mars. De plus, une prime d'intéressement moyenne de 1 100 € sera versée en mai, portant la rémunération totale liée aux résultats à 1 750 €.
Par ailleurs, la SNCF introduira en 2026 une garantie de progression salariale annuelle (GPSA), qui permettra d'assurer une augmentation systématique pour tous, indépendamment des échéances habituelles d'échelons. Comme l’explique un expert en gestion des ressources humaines, cette initiative pourrait inciter à une meilleure fidélisation des talents au sein de la compagnie ferroviaire. « Chaque employé bénéficiera d’au moins 0,6 % d’augmentation liée à l’ancienneté chaque année », a affirmé Bru. Cette mesure devrait intéresser particulièrement les 100 000 cheminots qui n'attendent pas leurs tournées habituelles.







