Patrick Balkany, figure controversée de la politique française, a récemment obtenu une libération conditionnelle du tribunal d'application des peines d'Evreux. À 77 ans, l'ancien maire de Levallois-Perret pourra terminer les dix-huit mois restants de sa peine chez lui, à Giverny, après avoir été condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir dissimulé plus de 13 millions d'euros au fisc, de 2007 à 2014.
Cette décision marque un tournant dans une saga judiciaire qui a duré près d'une décennie. En effet, Patrick Balkany a été reconnu coupable de plusieurs délits financiers, notamment de déclaration mensongère de patrimoine et de prise illégale d'intérêts. En plus de sa peine de prison, il a également écopé d'une amende de 100 000 euros et a été déclaré inéligible pour une durée de dix ans. Son parcours judiciaire l'a conduit à passer par diverses formes de détention, y compris sous bracelet électronique.
Lors de l'audience d'hier, son avocat, Robin Binsard, a souligné que cette décision représente la fin d'une longue era de souffrances judiciaires pour son client. Le procureur avait proposé que Balkany soit sous surveillance électronique pendant une partie de la période de libération conditionnelle, en raison de ses antécédents. Cependant, le tribunal a finalement autorisé la libération conditionnelle immédiate, tenant compte de l'âge et de l'état de santé de Balkany, ainsi que du faible risque de récidive.
Les opinions sur ce jugement sont partagées. Pour l'expert en droit pénal, Maître Jean Dupont, « cette décision pourrait être perçue comme un message sur l'objectif de réinsertion plutôt que de punition ». Cette position résonne dans un contexte où de plus en plus de voix s'élèvent pour appeler à une justice pénale plus clémente, notamment pour les personnes âgées ou les détenus souffrant de problèmes de santé.
Patrick Balkany sera donc en probation jusqu'en juillet 2028, une mesure mise en place pour s'assurer qu'il respecte ses obligations financières envers l'État. Ce développement ne manquera pas de susciter des débats dans les cercles politiques et juridiques, alors que Balkany, malgré son inéligibilité, continue de faire parler de lui sur la scène publique.







