Le marché des œufs en France traverse une période troublée, mais pas de panique ! Les producteurs et distributeurs affirment qu’il n’y a pas de pénurie, malgré des rayons parfois limités. La hausse de la demande, particulièrement pendant les festivités et l'engouement pour les galettes, est en grande partie responsable de cette situation.
Le CNPO, l'interprofession des œufs, souligne que la consommation des œufs a grimpé de 6 % par rapport à 2024. "Les œufs ont gagné en popularité en tant que source de protéines abordables et saines", déclare un porte-parole du CNPO. Toutefois, une tempête récente dans le Nord-Ouest et une perturbation logistique due aux conditions climatiques ont aggravé l'approvisionnement.
Les images de rayons vides dans des enseignes comme Intermarché à Ivry-sur-Seine ou Monoprix à Paris témoignent de la tension entre l'offre et la demande. "Il est important de rassurer les consommateurs : les producteurs mettent en place des mesures pour accroître l’offre en œufs, dont l'extension de la durée de vie des poules pondeuses", explique un expert en agriculture.
Pour répondre aux exigences croissantes, la filière appelle également à un assouplissement de la réglementation afin de faciliter la construction de nouveaux poulaillers. "Nous espérons établir 300 nouveaux bâtiments d'ici 2030", ajoute le CNPO. En somme, l'œuf, désormais perçu comme un aliment indispensable, pourrait bien traverser cette tempête avec succès.







