Alors que la répression des manifestations en Iran prend de l'ampleur, de nombreuses voix en France s'élèvent pour dénoncer une réaction jugée trop tiède. Reza Pahlavi, descendant de l'ancien chah, souligne le besoin pour Emmanuel Macron de se positionner avec force contre le régime iranien, rappelant que les dirigeants occidentaux doivent choisir le bon côté de l'Histoire.
Dans une déclaration faite à Le Figaro Magazine, Pahlavi a exprimé sa déception face à la posture d'apaisement adoptée par Paris, avertissant que l'inaction pourrait mener à un nouvel arrangement avec un régime en déclin. Pendant ce temps, Macron a condamné fermement le meurtre de manifestants, appelant à la retenue, mais ses critiques l'accusent d'une insuffisance dans l'engagement.
Le contraste est frappant quand on compare la fermeté de ses déclarations actuelles avec son attitude plus proactive lors des troubles de l’année précédente, suite à la mort de Mahsa Amini. À l'époque, il avait reçu plusieurs militantes iraniennes à l'Élysée, une manoeuvre applaudie par certains mais fustigée par d'autres comme étant inappropriée.
d'autres dirigeants européens, comme le chancelier allemand Friedrich Merz, se sont également montrés plus assertifs, affirmant que le régime iranien traverse ses moments les plus critiques. De plus, des pays comme la Finlande et l’Espagne ont déjà convoqué des ambassadeurs iraniens, tandis que l'Union européenne envisage de nouvelles sanctions.
Des personnalités politiques françaises, que ce soit à gauche ou à droite, critiquent également l'absence d'actions significatives. L'eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann a réclamé une réponse plus incisive, suggérant par exemple de placer les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes de l'UE. La députée Clémentine Autain a elle aussi appelé à une action plus ferme en faveur des libertés fondamentales.
Enfin, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a rappelé la nécessité d’un discernement face aux défis en cours, citant des enjeux tels que la situation de deux otages français toujours en détention en Iran. Alors que l'avenir de ce pays semble incertain, les attentes des Français envers leur gouvernement pourraient devenir de plus en plus pressantes.







