Le régime iranien des mollahs, discernant la profondeur de la crise économique qui l'afflige, voit ses alliés se faire de plus en plus discrets. La Russie, traditionnellement perçue comme un soutien clé, semble s'éloigner. Vladimir Poutine, jadis actif dans la construction des centrales nucléaires irakiennes et l'utilisation de drones iraniens dans le conflit ukrainien, est désormais silencieux. Alors que Moscou commence à produire ses propres drones, Téhéran doit faire face à la déception concernant son partenaire stratégique.
De leur côté, les partenaires commerciaux européens, qui auraient pu servir d'intermédiaires, semblent avoir rompu les liens. Suite aux récentes répressions et aux violations des droits de l'homme, les ambassadeurs européens ont été convoqués par Téhéran, intensifiant la rupture. Selon des informations rapportées par Le Monde, cette escalade a eu lieu après le soutien européen à des manifestations contre le régime, indiquant un bouleversement profond dans les relations diplomatiques.
La Chine, bien que demeurant le premier acheteur de pétrole iranien avec 90% des importations, adopte une attitude prudente sur la scène internationale. À l’ONU comme ailleurs, les diplomates chinois se retirent, laissant Téhéran dans une position précaire. Les experts soulignent que cette dynamique pourrait forcer l'Iran à chercher des alternatives, notamment à travers ses milices armées, souvent qualifiées d'organisations terroristes, qui opèrent dans des zones de conflit telles que Gaza et le Liban.
Cette recherche de soutien se fait alors que les milices, autrefois considérées comme la force de l'Iran dans la région, semblent affaiblies ou décapitées. Les récentes victoires militaires de leurs adversaires soulignent la nécessité pour Téhéran de diversifier ses dépendances. Ainsi, alors que le régime tente de stabiliser son influence, les voies diplomatiques vers l'Europe s'assombrissent, reflétant un isolement croissant sur la scène internationale.







