Paris, France (AFP) – La ministre de la Culture, Rachida Dati, a exprimé mardi son soutien aux revendications des agents du Louvre, affirmant qu'elles sont « légitimes ». Cette mobilisation pour de meilleures conditions de travail a entraîné plusieurs perturbations de l'accès au célèbre musée.
« Je rencontre régulièrement les syndicats qui ont des préoccupations significatives. Ils le savent, car je suis à l'écoute », a déclaré Rachida Dati sur Europe 1/CNews, soulignant ainsi son engagement envers les agents. Cette déclaration fait suite aux récentes grèves observées depuis le début du mouvement le 15 décembre, qui ont conduit à la fermeture intégrale du musée à plusieurs reprises.
Tout en précisant que son ministère n'a pas la « gestion directe » du Louvre, Dati a reconnu un « problème de gouvernance » au sein de l'institution. « Nous allons bientôt prendre nos responsabilités », a-t-elle précisé sans donner de détails sur les mesures envisagées.
Les syndicats du Louvre, qui demandent un alignement des effectifs et rémunérations avec les agents de la rue de Valois, sont en discussions avec le ministère sur ces questions cruciales. D'autres organisations, comme la CFDT, ont déclaré : « Notre dialogue avec le ministère est plus efficace qu'avec notre direction actuelle », soulignant le malaise qui règne dans l'établissement.
Gary Guillaud, représentant de la CGT, principal syndicat au musée, a ajouté que le manque de réponses aux revendications concernant le nombre d'employés est une des principales sources de blocage. La prochaine assemblée générale des agents est prévue pour jeudi matin, marquant un moment crucial pour discuter de l'avenir de ces revendications.
Des experts et observateurs notent que cette situation soulève des questions plus larges sur la gestion des institutions culturelles en France. Alors que le gouvernement se retrouve sous pression pour améliorer les conditions de travail dans ce secteur, la nécessité d'un dialogue constructif entre le ministère et les agents devient plus évidente.
Finalement, ces événements pourraient bien être le catalyseur d'un changement nécessaire pour l'ensemble des institutions culturelles à l'échelle nationale.







