Dans la nuit du 13 au 14 janvier, les tracteurs des agriculteurs, mobilisés sous l'égide de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, ont quitté Paris après une soirée intense de manifestations autour de l'Assemblée nationale. Leur démarche visait à contester le projet de traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, qui doit être signé le 17 janvier, ainsi que la gestion par le gouvernement de la dermatose nodulaire.
À leur arrivée à Paris le 13 janvier, les agriculteurs avaient choisi de rester sur place pour exprimer leur mécontentement face à la promesse du Premier ministre d'une "loi d'urgence agricole". Malgré les efforts du gouvernement pour apaiser la situation, en annonçant un budget spécifiquement dédié au secteur agricole, les agriculteurs sont restés résolus dans leur combat.
Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a fait part de ses préoccupations, insistant sur la nécessité d'un budget adéquat pour soutenir l'agriculture française. Il a souligné que les motions de censure déposées par la France Insoumise et le Rassemblement national ne feraient que retarder les solutions nécessaires. "Une nouvelle loi d'urgence est essentielle pour répondre aux crises que nous traversons" a-t-il déclaré à plusieurs reprises, comme rapporté par RTL.
En réponse à cette mobilisation, Sébastien Lecornu a promis la présentation d'une nouvelle loi d'urgence en mars, axée sur des problématiques cruciales telles que la gestion de l'eau et la protection des moyens de production. Cependant, des critiques persistent quant au manque de résultats tangibles concernant le traité avec le Mercosur, que des députés estiment comme un accord particulièrement défavorable pour la France, deuxième contributeur net au budget de l'UE.
Malgré les tentatives du gouvernement de bloquer cette signature, la France Insoumise a accusé Emmanuel Macron de "laisser ouverte la porte à la capitulation" face aux exigences européennes. Le Rassemblement national, quant à lui, ne cache pas son indignation face à ce qu'il considère comme un échec de la part de l'exécutif, prétendant qu’il n’a pas utilisé toutes les options de négociation disponibles.
Alors que la colère des agriculteurs s'exprime clairement dans les rues de Paris, la nécessité d'entendre leurs revendications semble plus pressante que jamais, d'autant plus que le secteur agricole continue de se heurter à des défis multiples.







