Le minimum vieillesse, officiellement connu sous le nom d'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), pourrait connaître une transformation majeure grâce à une proposition de loi déposée par Émeline K/Bidi, députée de La Réunion. Ce texte vise à rendre cette aide plus accessible et à lutter contre le non-recours qui, malheureusement, touche encore trop de retraités.
Un dispositif essentiel mais méconnu
Destinée aux personnes âgées percevant des revenus faibles, l'Aspa permet de bénéficier d'une aide moyenne de 500 euros par mois. En 2023, plus de 600 000 personnes en ont bénéficié. Cependant, il est estimé que de nombreux retraités éligibles renoncent à cette aide potentielle. Les raisons ? Une crainte liée à l'obligation de remboursement sur succession.
Une contrainte qui freine les demandes
Après le décès d'un bénéficiaire, l'État peut récupérer les montants versés si l'héritage dépasse certains seuils, ce qui peut dissuader l'accès à cette aide crucial. "Cette obligation pèse majoritairement sur les retraités propriétaires de leur résidence principale, leur unique bien souvent modeste", explique Émeline K/Bidi dans sa proposition. Par conséquent, de nombreux retraités privilégient la sécurité de leurs héritiers au détriment de leurs propres besoins.
Une proposition audacieuse
Pour remédier à cette situation, la députée propose d'exclure la résidence principale de l'actif net de la succession. Bien que cela puisse entraîner une perte de recettes pour l'État, elle envisage de compenser cela avec l'instauration d'une taxe additionnelle sur les produits du tabac. Cette initiative a été transmise à la commission des affaires sociales pour examen.







